L'Egypte dans la presse française

Affrontements interconfessionnels

... et autres euphémismes

Huit à dix pourcent des Egyptiens sont membres de l'Eglise orthodoxe copte. En d'autres termes, ce sont des chrétiens. Je n'ai rien de particulier à dire des Coptes. Sauf qu'ils sont une minorité religieuse terriblement mal barrée en Egypte. L'année 2011 avait commencé par un attentat contre leur communauté ; Marcel Chauve avait d'ailleurs trouvé une formule pour décrire en peu de mots cette agression.

Je n'ai rien à dire des Coptes, sauf que chaque semaine qui passe confirme qu'ils sont victimes d'une épuration religieuse... pardon !... qu'ils sont impliqués dans des "affrontements interconfessionnels". Dernièrement, à cause d'une femme qu'ils auraient enfermée dans une église pour l'empêcher de se convertir à l'Islam. Solution préconisée par les grands libérateurs barbus pour résoudre le problème : l'attaque de l'église Saint-Mina au Caire. Effets collatéraux : six morts et une centaine de blessés dans les heurts qui s'en sont ensuivis. Sur la centaine de blessés, entre dix et quinze étaient musulmans. Sur les six morts, au moins cinq étaient coptes (sic).

Ce qui serait bien, c'est qu'on arrête les euphémismes qui rappellent les déviances textuelles des intellectuels pacifistes au milieu des années 30. Quand une communauté est systématiquement agressée à cause de son appartenance religieuse, cela porte un nom beaucoup plus évocateur, mais franchement moins joli. Pogrom.