"Et maintenant, on va où?"

L'humanisme serait-il une part de naiveté, essentielle?

Après avoir raté 'Au revoir', qui n'a pas été sélectionné dans les cinés près de chez moi, j'ai enfin pu me délecter d'un film d'origine étrangère, de Mme Nadine Labaki.

Passant des larmes aux rires, filmé sous le soleil du Liban, ce film me laisse un sentiment inoubliable d'humanité retrouvée.

L'abnégation, le courage, la vie devant la mort. Dans ce joyau, les extrêmes se côtoient, en se laissant la place.

Point de mièvrerie, point de sensiblerie, la vie, la fraternité conservée à tout prix, même à celui du sacrifice aux rites, même au prix d'une infidélité à la religion.

La recherche de ces femmes pour conserver l'harmonie parle de ce qu'il y a en chaque femme: l'Amour universel.

Je regrette juste ce constat : les hommes sont empressés à se battre, s'entretuer.Curieusement, ce sont les "curés", qui ne sont pas tout à fait hommes, sans être femmes, les plus mesurés.

Ce qu'il y a de magnifique dans ce film, c'est qu'il se passe dans l'un des pays où on enterre plus souvent les jeunes que les vieux. La notion de vengeance y disparaît, contrée par l'intelligence du coeur.

Pas de tête d'affiche, des acteurs choisis par la cinéaste dans les villages alentour : une authenticité, des images de vie,  belles sans fioritures, des chants d'une douceur incomparable de féminité.

Une bouffée d'oxygène et d'espoir.Avec un tel exemple, peut-être saurons-nous maintenant, où nous allons.

 

Portrait de Franz Bonhomm

C'est juste une impression ?

... ou le cinéma "arabe" est en train de s'imposer enfin, après des décennies de discrétion ?

 

 

Portrait de Marek

Discrétion.

Je ne sais pas Franz, s'il s'agit de non production.Il apparaît que ces films sont de plus en plus rarement sélectionnés dans nos cinémas.Et peut-être ne le seront-ils plus du tout?Ce que je regretterai beaucoup.Mais vous me semblez connaisseur et peut-être connaissez-vous "un truc" pour y accéder d'une autre façon?

Portrait de Franz Bonhomm

Le cinéma "arabe" a toujours été rare

... ou du moins a longtemps donné une image de rareté. C'est notamment dû à la frilosité des grands complexes cinématographiques, qui stressent beaucoup moins lorsque sur leurs écrans, le beau héros embrasse la belle héroïne, juste après l'explosion atomique, et avant l'arrivée du fourbe qui a mis toute sa fortune au service du Mal. Ça, c'est la mauvaise nouvelle.

La bonne, c'est que la France a une vieille culture de la diversité, ce qui fait de notre pays un des mieux dotés au monde en salles de cinémas d'art et d'essai. En avez-vous un dans votre ville, Marek ? Car on y trouve souvent des perles, et notamment des petits bijoux orientaux. J'ai d'ailleurs remarqué que le cinéma dit arabe nous propose de plus en plus de comédies, à la fois légères et intelligentes. Peut-être un signe des temps !...

Je n'ai pas encore vu "Et maintenant on va où ?", comme je n'ai pas vu non plus "Le cochon de Gaza", qui vient de sortir. Mais il me tarde !

 

 

Portrait de Marek

Les goûts et les couleurs...

Mon cher, je n'ai pas, il est sûr, vos connaissances cinématographiques et peut-être serez vous deçu de mon analyse.

J'attends de lire vos critiques personnelles.J'irai voir "Un cochon à Gaza", car je ri encore, à pleine gorge, de la bande-Annonce!

Et merci pour vos conseils, je n'y avais en fait, pas pensé.Il est vrai que j'ai vu nombre de film intéressants dans cespetits ciné.

Portrait de Marek

"Le cochon de Gaza".

L'âme d'un enfant dans le corps d'un homme.Une scène touchante, cet homme à bicyclette.Et puis, en choc, les dernières images, magnifiques, leçon de vie face à l'irrémédiable.Différent de "et maintenant, on va où?", porteur également d'une naiveté, douce, indispensable pour se reconnaitre, humain.