"C'est moi ou ma robe ?"

Ni l'une ni l'autre. Juste tes voisins.

Elle habite dans mon quartier. Je la vois souvent ramener son petit cul dans ma rue où que j'traîne, et allumer tous les mecs en passant devant le café où qu'on est. Faut dire qu'elle est bonne, cette pute. Chez elle, tout est là où qu'il faut que c'est là. Son beau cul, ses beaux bzazels qui bougent pendant qu'elle marche et qu'elle fait sa star comme ça, avec sa jolie petite gueule de salope. Moi, c'est quand elle veut !

Dans le quartier on a tous essayé de la pécho, mais elle fait juste sa Rihanna et après elle fait sa vierge. C'qui la fait kiffer, c'est shefla les mecs. Même que si elle continue, on va se la finir en tournante. Ça lui apprendra à se promener seule.

C'est sûr que si elle récidive avec ses robes moulantes de kahba, on va faire quelque chose. Parce qu'elle est trop bonne, mais aussi pour contre que nos soeurs à nous et nos filles à nous, ça leur monte pas à la tête, ce genre de mauvais exemple. Y'a des règles à respecter dans le quartier, et on est là pour ça !

L'a de la chance que la nantour, ça apporte trop des embrouilles avec la justice que c'est abusé. Les juges ils appellent ça 'viol en réunion' comme ça. Parce qu'à part ça, faut dire qu'y'a aucune différence entre baiser et violer, à part que le viol, on risque la taule. Sinon comment qu'on se l'aurait faite depuis longtemps. Cette chienne.

 

Portrait de Franz Bonhomm

C'est moi ou...

... tu as pris goût aux menus du jour de Luigi ?

 

Portrait de Un âne à Nîmes

C'est toi !

Non mais tu rigoles ?!...
C'est quoi le truc ?, il est cool de condamner le machisme, blâmer les phallocrates, s'indigner que des femmes aient encore à notre époque à se traîner aux basques ce type de primates bas de plafond... sauf si les primates en question sont des rebeux ?

A un moment, 'faut arrêter la paranoïa. Dans chaque culture, y'a des boulets et des types bien. Je connais pas les proportions, mais j'imagine que le pourcentage de connards doit être à peu près identique, quelle que soit la culture. En revanche, la connerie ne se cristallise pas forcément autour des mêmes thèmes, selon la culture. En tout cas, c'est mon opinion.

'Faut avoir passé les trente dernières années dans une autre galaxie, ou être d'une hypocrisie crasse, pour ignorer que ceux qui sont à la fois de culture musulmane et qui sont de sombres abrutis (le fameux pourcentage dont je parlais plus haut) ont un sérieux problème avec l'idée que la femme, cet être attirant pour les hommes, puisse également être... libre. Libre d'aller et venir où bon lui semble, seule ou accompagnée. En tchador ou en robe d'été. Libre d'assumer publiquement sa féminité sans pour autant être une pute.

Moi, je ne veux pas voir les Arabes entassés dans des charters, ni dans des camps. Je chope pas des palpitations quand j'en croise un en djellaba, ou une femme en burqa. Mon truc, c'est 'vivre et laisser vivre'. Mais quand je vois des filles se faire emmerder et insulter par des pauvres cons, je n'ai aucun problème non plus de constater que les mecs sont des beurs, quand c'est le cas.

Lancer une polémique autour du fait qu'on-stigmatise-systématiquement-les-musulmans-sous-le-couvert-de-faits-divers, c'est très très très correct. Mais pendant qu'on se monte le bourrichon sur cette polémique, il reste toujours une réalité, qui retombe dans l'indifférence : des filles se font insulter dans la rue, juste parce qu'elles y sont !

Alors Franz, je t'aime bien, et j'aime bien ta façon de voir les choses. Mais viens pas me traiter de raciste. Ou alors fais péter ta définition du racisme, qu'on voie si tu traverses uniquement sur les passages cloutés et uniquement quand le feu vert t'y autorise.

 

Portrait de Franz Bonhomm

On se détend un peu, Âne nîmois...

... personne ne t'accuse de vouloir déclencher une guerre des civilisations. Mais permets-moi de m'étonner quand tu relies la phallocratie à la seule communauté de culture musulmane. Il y a peu de temps, une élue EELV (de ton camp donc) s'est fait siffler sur les bancs de l'Assemblée Nationale, juste parce qu'elle portait une robe à fleurs. Tu n'en as soufflé mot dans ton analyse.

Pourtant, la proportion d'Arabes dans l'Hémicycle, c'est loin d'être délirant. Presque tous les députés sont de bons Gaulois (c'est le mot qui convient). Il s'agit là d'une autre déclinaison du même mal qui accable les femmes. Non ?!

 

Portrait de Un âne à Nîmes

Idem kif-kif pareil

Finalement, t'as raison Franz. Se faire siffler et se faire traiter de chienne et de pute, c'est exactement pareil.

Il me semblait que tu avais une fille, une ado. J'ai recherché dans tes articles, et j'en ai retrouvé un qui en parle. Tu la fais appeler Chloé sur ce site.

Un jour Chloé deviendra une jeune femme, elle sera étudiante à l'une ou l'autre université de la région parisienne (c'est en tout cas ce que je lui souhaite). Ce jour-là peut-être, elle reviendra de ses cours et mangera avec toi. Tu la trouveras peut-être soucieuse et tu lui demanderas peut-être ce qui ne va pas...

Elle te dira que, il n'y a pas très longtamps, elle était arrivée en retard aux cours, et que probablement à cause de sa petite jupe elle s'est fait siffler dans l'amphithéâtre. "Lourds, les mecs, lourds lourds lourds". Et puis aussi que chaque fois qu'elle regagne son appart' en coloc', dans le quartier, dans sa rue, elle se fait traiter de pute, de chienne et de salope par des inconnus.

Ce jour-là si ça arrive (ce que je ne lui souhaite pas), je ne doute pas que tu seras révolté : comment ces merdeux auront-ils osé siffler ta fille de manière aussi grossière, à l'intérieur même de l'université, temple de la connaissance et des éclairages de la conscience ?

 

Portrait de Un âne à Nîmes

Moi, je suis plus basique...

Je trouve moyen que des mecs élus par le peuple se comportent comme des mufles, on les a choisis aussi pour avoir un minimum de tenue et de classe. Mais si le moindre député avait insulté Duflot, à l'heure qu'il est il aurait été descendu en flammes, et très probablement lâché par ses potes du même camp que lui.

J'avoue que dans ma prime jeunesse, je sifflais les filles aussi. C'était con, c'était lourd, mais j'étais con et lourd quand j'avais 16 ans. En revanche, si j'avais osé insulter une fille dans la rue et si la chose s'était ébruitée jusqu'aux oreilles de ma famille, mon père et ma mère m'auraient refait la mâchoire avec - respectivement - une clef anglaise et un fer à repasser. Être lourd, ça ne veut pas dire être ordurier, et cracher son mépris au visage des filles. Le respect des femmes faisait partie de mon éducation, et les quelques écarts qu'on se permettait dans le quartier avec les copains, se limitaient à des sifflets et des blagues moisies, qui exprimaient maladroitement l'attirance, mais pas le dédain. Personne dans mon quartier n'insultait gratuitement les filles dans la rue, quelle que soit leur tenue. Et ça n'a rien avec le milieu social: à l'époque, je ne vivais ni à Aix ni à Grasse, si tu vois ce que je veux dire... Il y avait de tout, des blancs des blacks des beurs. Et ça se passait plutôt bien. Quand il y avait des embrouilles, c'était surtout les mecs entre eux (et les filles entre elles).

Quelle différence avec aujourd'hui ? C'est que, depuis une dizaine d'années, des cultures bâtardes sont en train de pousser un peu partout, mais surtout sur le bitume des quartiers populaires. J'appelle cultures bâtardes ces manières de faire sienne une toute petite partie des traditions d'il y a cinquante ans et plus, en déterrant ainsi des préjugés et pratiques d'un autre âge. Parallèlement, ces mêmes cultures bâtardes délaissent bien entendu ce qu'il y a de plus beau et riche dans ces traditions.

Dans les quartiers à forte proportion arabe, cette culture bâtarde (largement minoritaire mais tout à fait décomplexée - beaucoup trop, je trouve) se décline sous la forme d'un sous-Islam, celui de quelques minables qui limitent leur religion à :
- un respect assez strict de quelques règles faciles à comprendre, par exemple le jeûne pendant le Ramadan, qu'ils pensent suffisantes pour faire d'eux de bons Musulmans
- une surenchère de références à Allah dans leurs maigres phrases et pensées, dont ils se servent pour appuyer ce qu'ils pensent être leur identité musulmane
- une surenchère de préjugés et d'ostracismes, dont le mépris affiché des femmes non-Musulmanes, non-voilées, non-accompagnées, non-soumises à un homme, n'est qu'une manifestation parmi beaucoup d'autres


Les Musulmans de France, je ne les ai pas découverts l'autre jour dans 'Envoyé Spécial', moi ! J'ai passé mon enfance et mon adolescence avec plein de petits Moslims. Et c'est justement parce que je fais la différence que j'estime pouvoir parler de la culture bâtarde du sous-Islam des sous-musulmans. Ces derniers ne sont pas très nombreux dans les quartiers, mais putain ils prennent de la place. Ils s'y entendent pour occuper l'espace, ces enfoirés ! Au nom d'un religieusement correct, dont personne ne sait trop qui l'a institué (sinon eux et peut-être aussi quelques imams pré-néanderthaliens), ce sont les sous-musulmans désormais qui décident qui est une fille convenable ayant le droit de se déplacer dans la rue, et qui est une traînée juste bonne à baiser dans une cave.

Ce sont les mêmes sous-musulmans qui foutent le feu de temps en temps à une pauvre gamine, dans le local des poubelles. Aurait-on oublié ces "petits incidents" ?

Ne pas cracher sur ces merdes religieusement, socialement et humainement sclérosées, ne pas prononcer le terme de "sous-musulman", de peur de se faire traiter de raciste par les bienpensants de la capitale, c'est faire insulte à la majorité silencieuse, qui ne demande qu'à aller tranquillement à la mosquée le vendredi et vivre en bonne intelligence avec ceux qui vont à la messe le dimanche, ainsi que ceux qui ne fréquentent aucun lieu de culte.

Aurais-tu un problème, Franz, avec l'hypothèse suivante ? : parmi les Musulmans, il y a des brebis galeuses, que j'appelle personnellement les sous-musulmans (et dont je définis le profil ci-dessus). Et ceux-là, s'ils ne respectent pas les règles et lois de la République, il faut leur faire ravaler leur sous-religion et leurs pensées gerbantes, à coups de condamnations ou à coups de tatane (s'ils ne comprennent pas assez vite).

Quoi qu'on fait alors, Franz ? En lisant le mot "sous-musulman", tu appelles tout de suite le Tribunal International de La Haye pour me dénoncer, ou tu réponds à ma question, et on en parle ?

 

Portrait de Franz Bonhomm

Voilà quoi qu'on fait, en trois points !

1. Tu te calmes et tu reprends tes médicaments ! Je ne t'ai pas traité de raciste, mais je trouve malgré tout à ton article comme une filiation au discours frontiste. Il est dès lors normal que je pose la question.
Que certaines attitudes ne soient pas acceptables, ni de la part des Musulmans ni de qui que ce soit, on est tous d'accord. Mais remettons l'incident à sa juste place, objectivement et à froid : est-ce aujourd'hui le plus gros problème de notre société ?

2. Tu évites toute évocation et spéculation quant aux futurs déboires de ma fille. Je ne suis pas supérieurement doté, mais j'ai suffisamment d'intelligence pour recevoir tes arguments, sans avoir besoin d'exemple "pratique".

3. Tu me laisses faire ma rentrée en douceur. Je reviens de vacances, je n'ai pas encore ouvert tout mon courrier. Il y a notamment le Ministère des Finances qui m'a adressé deux lettres frappées à l'effigie de Marianne, dont je devine à l'avance le contenu. Laisse-moi me poser, ensuite on parlera longuement de tout sujet qui te tient à coeur.

 

Portrait de Un âne à Nîmes

Que ta lumière soit !

Salut Franz. T'as vu ?, j'ai attendu un peu, que tu te poses. D'ailleurs, moi aussi, je me pose : principalement une question... Quel est le seul sujet qui mérite qu'on s'exprime ici ou ailleurs, à savoir : quel est le plus gros problème de notre société ?

Je demande ça parce que je crains d'avoir perdu un temps fou à parler de choses et d'autres, à m'indigner par ci, à m'énerver par là, sur des thèmes qui sont complètement insignifiants, vu qu'ils-n'étaient-pas-le-plus-gros-problème-de-notre-société.

Alors siouplé Missieu Bonhomm, une révélation pour les futiles dans mon genre. A vot' bon coeur !

 

Portrait de Franz Bonhomm

Buvons un verre d'eau et calmons-nous...

Je reconnais que mon argument "pas le plus gros problème de notre société" n'est pas le plus inspiré que j'ai eu pour défendre mon point de vue.

Je suis un peu mal à l'aise lorsqu'on montre du doigt une communauté, même si on précise que toute la communauté n'est pas incriminée. Ton article sous-entendait - légèrement certes mais il sous-entendait quand même - que la religion de ces jeunes hommes avait un effet désinhibant sur leur agressivité vis-à-vis de la réalisatrice du film. Ce qui à mon avis est tout simplement une connerie. Des machos frustrés, on en trouve partout : à la sortie des églises, des mosquées, des synagogues, sans oublier la sortie des cafés.

Point, ça ne va pas chercher plus loin. Pour moi, l'affaire est close.

 

Portrait de Un âne à Nîmes

OK, on va dire ça.

De toute manière, le problème n'est pas de définir si je suis un raciste ou pas. Je pense avoir été clair par rapport à ce et ceux que je dénonce. A chacun de se faire son idée, je ne vais pas passer ma vie à me justifier.