Chez Hamza

Le kebab de l'Aller-Retour

L’autre jour, c'était mon anniversaire. 41 ans. Mine de rien, ça commence à faire.

Ç'aurait pu être un jour comme les autres pour moi, sans la double surprise que la providence m'accorda. Que je vous narre, amis...

Je passais un entretien d'embauche. Je postulais à 150 bornes de chez moi, en Ardèche, pas loin de Valence. Je sais ce que vous pensez : ça fait une trotte. En plus, c'est juste un CDD de dix mois. Pourtant j'ai passé l'âge des boulots précaires. Si les grands de ce monde, qui ont façonné notre société de merde, m'avaient posé la question, je me serais pas gêné pour le leur dire. Mais ils m'ont rien demandé. Et en attendant, c'est la crise. Bref.

L'innocence des uns, l'incadescence des autres

L'innocence des Musulmans. Qu'y a-t-il donc dans ce film pour provoquer autant de violence ? Je l'ai visionné sur Internet : j'y ai trouvé des fragments de réponse. Des fragments seulement.

Ce film, puisqu'il faut malgré tout donner un nom à "ça", est un concentré de bêtise crasse. Un enfant de six ans, élevé par des membres de l'aile droite du KKK, aurait pu en écrire le scénario, à considérer qu'il y ait eu l'écriture d'un script avant le tournage. Ce qui ne me semble pas être un fait acquis.

Ce film est un concentré d'insultes puériles, de celles qu'on entend fuser à la cour de récréation. L'affligeante immaturité des dialogues me renvoie une nouvelle fois à la plus grande perplexité quant à l'âge du réalisateur de "L'innocence des Musulmans". Si pas l'âge réel, au moins l'âge mental.

J'aimerais bien te prêter des milliards, mais...

Si ça te dérange pas, ne me rembourse pas tout

(Pétage de câble, tout là-haut ?)

Le 9 juillet de cette année, pour la première fois, la France a emprunté des sous à un taux négatif. Tout comme le Doïchland. La clââsse !

Ce jour-là, j'aurais bien poussé sur Rez-de-chaussée un ch'tit cocorico gonflé d'orgueil national. Mais ça s'agençait mal bicose je devais déboucher la baignoire que la grande avait pourrie en se brossant les cheveux sous la douche, et puis il y avait la petite qui devait faire ses ablutions avant le pieutage, et puis je trouvais ni la pompe de débouchage, ni le déboucheur à manivelle que j'étais pourtant sûr d'avoir rangés dans le garage sur la deuxième étagère du haut, celle qui est juste contre la machine à laver, même que ça cogne un peu lorsque le lave-linge arrive au programme d'essorage et qu'elle vibre à fond sa mère. Enfin bref, c'était plutôt le bordel, et en ce 9 juillet de sinistre mémoire, j'ai dû réfréner ma fierté d'appartenir à une grande puissance économique qui dicte sa loi aux marchés financiers.

15 août 2012, l'Assomption à la française

Une prière contre le lobby pédéraste...

... et rien contre les Juifs et les francs-maçons ?

C'était le grand sujet d'actualité du jour : l'Eglise catholique française avait invité les prêtres de la nation à prononcer en ce 15 août une prière dite "pour la France". On se demande bien pourquoi "pour la France", alors que c'est la fête de l'Assomption, c'est-à-dire quand que Marie elle est allée au ciel, pour rejoindre son fils Jésus. Et, je suppose, le père de son gamin. Mais en fait, c'est pas pour ça que je vous ai dérangés...

"C'est moi ou ma robe ?"

Ni l'une ni l'autre. Juste tes voisins.

Elle habite dans mon quartier. Je la vois souvent ramener son petit cul dans ma rue où que j'traîne, et allumer tous les mecs en passant devant le café où qu'on est. Faut dire qu'elle est bonne, cette pute. Chez elle, tout est là où qu'il faut que c'est là. Son beau cul, ses beaux bzazels qui bougent pendant qu'elle marche et qu'elle fait sa star comme ça, avec sa jolie petite gueule de salope. Moi, c'est quand elle veut !

Dans le quartier on a tous essayé de la pécho, mais elle fait juste sa Rihanna et après elle fait sa vierge. C'qui la fait kiffer, c'est shefla les mecs. Même que si elle continue, on va se la finir en tournante. Ça lui apprendra à se promener seule.

Au soir du 27 juillet 2012 à Londres...

Une parenthèse d'humanité

Il m'arrive rarement de m'exalter. Je ne hais presque rien et j'admire très peu de monde. Ce matin, je lis dans la presse que les Britanniques souhaitent l'anoblissement de Danny Boyle, le metteur en scène de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques 2012. Comme des millions de téléspectateurs, j'avais suivi ce spectacle hier soir à la TV. Anoblir un artiste pour un show, n'est-ce pas exagéré ?

Aurora, une incompréhensible tragédie

 

J'étais en train de finir mes petits pois devant la télé : au même moment toute l'Amérique, en pleurs, se posait deux questions importantes : 1) pourquoi diable un tueur en série complètement taré s'était-il mis en tête de dégommer un max de ses contemporains dans une salle de cinéma ; 2) comment faire pour que ça ne se reproduise pas ?

Comme quoi quand on a la tête dans le guidon, ça n'aide pas bien pour l'analyse à froid.

Tenez, moi qui suis tout cela d'assez loin - à peu près 8500 km - et sans vouloir me la raconter, je pense que je pourrais bien apporter à nos amis d'outre-Atlantique deux ou trois débuts de réponses...

Petite annonce urgente

Cherche perle rare. Très bonne rémunération

Il y a peu de temps, j'étais à la recherche de personnel. D'un cadre supérieur, très précisément. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas un patron du CAC40, loin de là. Je suis un tout petit employeur, comme tant et tant de Français.

Le poste pour lequel j'embauchais n'était pas facile. La personne dont j'avais besoin devait présenter - au-delà de ses compétences techniques - des qualités qui sont difficilement conciliables, tels la probité, le pragmatisme, l'imagination, la clairvoyance, ou encore la prudence. J'étais bien conscient que je cherchais le trèfle à quatre feuilles. Mais pour dégoter la perle rare, j'offrais un salaire hors normes : cette personne allait gagner bien plus que moi, son propre employeur. Et je ne vous parle des nombreux avantages en nature; j'en ai un peu honte, si je les compare à la moyenne des conditions proposées au salarié ordinaire.

Syndiquer le contenu