Chouette, on l'a tué !

Let's celebrate violence !

Comme tout le monde, je me rappelle très bien du 11 septembre 2001. Parmi les images encore vivantes dans ma mémoire, je revois des manifestations de joie de Jordaniens et de Pakistanais, célébrant fièrement l'attentat. "Oussama les avait vengés", exultaient-ils. J'avais trouvé ça particulièrement révoltant. Comment peut-on fêter une tuerie ? Je me souviens de les avoir traités de "sinistres connards".

Presque dix ans plus tard, je revois des scènes similaires, dans le camp d'en face : des Américains fous de joie, gonflés d'orgueil. Ils se repaissent de la mort de Ben Laden. De prime abord, cela me contrarie, mais je comprends. Il ne s'agit pas d'un innocent qui est tombé sous les balles de la CIA, tout de même. Je comprends. Mais cela me contrarie. Et plus j'y réfléchis, plus ces nouvelles scènes m'irritent...

Oussama Ben Laden et Al Qaïda

La vitrine est en éclats. Le magasin aussi ?

Devoir d'inventaire d'une décennie belliqueuse

La mort de Ben Laden fera beaucoup parler, à n'en point douter. Comme ce fut le cas pour l'attentat du World Trade Center en 2001, l'anecdotique tiendra le haut du pavé, et les articles de fond se verront relégués au confidentiel. Dans les jours qui viennent, les gros titres s'articuleront sûrement autour des circonstances exactes de l'attaque américaine, de l'appropriation du cadavre de Ben Laden, de la nature exacte du rite musulman observé sur le porte-avions précédant l'immersion en mer de la dépouille. Peut-être même découvrira-t-on le visage de celui qui a logé une balle dans la tête de l'ennemi public n°1, et dans ce cas, il sera intronisé héros de l'Amérique. Les polémiques fleuriront, car elles s'épanouissent toujours dans le terreau du sensationnel.

Libye : les laboratoires Pfizer s'engagent

Le repas du guerrier

Pilule bleue ou fumée blanche ?

C'est passé inaperçu, avec le mariage des deux autt', là !

D'après les Etats-Unis qui sont allés cafter à l'ONU, Kadhafi fournirait du Viagra à volonté à ses soldats et mercenaires, afin qu'ils puissent violer un max de femmes. J'ai vu passer ça en tout petit sur ma page d'accueil AliceBox, entre deux conneries people et une astuce bidon. V'là aut'chose maint'nant, que je m'suis dit. Comme je me limite pas à la page de ma BlondasseBox pour m'informer de quoi keskispass dans le monde, j'ai vérifié quand même sur des sites orientés actu : et figurez-vous que je retrouve l'info à plusieurs endroits. Des sites d'info africains, mais aussi belges, québécois, suisses et même sur notre tricolore Figaro.

Hé ho, on va où, là ?

Comme Syrien n'était mieux que la liberté

Un peuple qui tombe mal

Il est des désEspoirs qui ne valent presque rien. Là, on soutient, on combat et on détruit les canons d'un dictateur. Et un peu plus loin, on regarde les gens tomber. Des flaques de sang dans les rues. On se contente de s'inquiéter d'abord, de s'indigner ensuite, et enfin de condamner les massacres devant les micros des journalistes. Deux proies deux mesures. Mais manifestement la vie c'est comme ça : la Syrie est loin des yeux, et le coeur a du mal à suivre. En Libye, c'est différent : nous connaissons Kadhafi, nous avons de la mémoire et nous ne l'avons jamais aimé. Notre méfiance à son égard est encore plus grande que notre indifférence au sort de son peuple. C'est pourquoi une majorité d'entre nous ne nous opposons pas au soutien apporté aux insurgés libyens. L'Occident en profite pour avancer ses pions, redéfinir sa politique arabe. D'une pierre deux coups.

Stop, arrêtez tout !... J'ai un scoop !

Les Jeunes UMP ont infiltré les US Marines en Afghanistan

Et même pas c'est WikiLeaks qui l'a trouvé !

Moi, je suis pas un mytho, alors je préfère m'en débarrasser tout de suite : je n'ai PAS les preuves matérielles des accusations que je porte conjointement contre le Pentagone et l'UMP. Pas le moindre bout de facture ou d'image volée en caméra cachée. Et pourtant, je suis sûr de mon coup !, les mecs qui ont osé pondre en 2009 l'infâme daube vidéo de l'UMP (sur un air de "Changer le monde") ont récidivé cette année en Afghanistan. On est donc en présence d'un réseau d'emplois fictifs à ramifications internationales, meussieu l'juge...

Route Irish : la route la plus chère du monde

J'ai deux heures à tuer, et pas trop le moral. En général, une bonne toile et c'est reparti... Vendu !

Je cherche parmi les films proposés à l'entrée du cinéma : tiens, le dernier Ken Loach ! "Route Irish". Sur l'affiche, un militaire dans la ligne de mire d'un fusil. J'en ai entendu parler, sans plus. Mais le réalisateur britannique m'a rarement déçu. En fait, jamais. En revanche, les thèmes qu'il aborde m'ont rarement remonté le moral. En fait, jamais. Tant pis, je choisis "Route Irish".

Une heure cinquante plus tard, je sors de la salle. Un peu hébété. La sensation de m'avoir pris une baffe.

Pour votre avenir, que préférez-vous ?...

La pendaison ou l'empoisonnement ?

Petit condensé de vision(s) politique(s) dans la France de 2011

Vous connaissez "Ce soir ou jamais" ? C'est parfois mortel, mais moi, j'aime bien ce talk-show en direct. Hier soir, le thème tournait autour des impôts: en faut-il plus, en faut-il moins ? Qui doit en payer plus, qui doit en payer moins ? Que faut-il changer ?.. Autant vous dire que hier soir, ça s'annonçait plutôt mortel et génocide neuronal : à titre préventif, j'avais déposé la zapette sur la table basse, pour pas qu'elle me tombe des mains au milieu du débat.

C'était sans compter avec le génie de Taddeï : le casting ! Et hier, il a fait très fort : à part Besencenot et Lavant (l'acteur), aucune tronche connue, pas de grande gueule qui puisse faire le buzz. Mais au fil du débat, une évidence se dégagea...

Syndiquer le contenu