Bienvenue en Egypte

Le pays des doigts de l'homme

Peu importe mon vrai nom, mettons que je m’appelle Moundir. Je vis dans la banlieue du Caire. J’adore mon pays, et j'adore la culture de mon pays. Pour ceux qui ne le sauraient pas, nous sommes le berceau de toutes les civilisations.

On a fait une espèce de révolution l’année passée. Enfin, je dis "on"… moi j’y étais pas. Je voyais pas trop l’intérêt. A l’époque, ce qu’on pouvait en retirer, au mieux, c’était des coups de matraque. Au pire des balles. Depuis, le régime Moubarak a été remplacé par ce truc… la démocratie. J’aime bien, mais je vois pas ce que ça change.

Apparemment, la démocratie, ça veut dire que le peuple choisit lui-même ses dirigeants. On a organisé les élections, et pourtant la place Tahrir n’a pas désempli : il y a plein de mauvais joueurs qui prétendent qu’on leur aurait volé leur révolution, que c’est l’armée qui dirige vraiment le pays, qu’on serait loin d’une vraie démocratie, que tanani et que tanana. Franchement, tout à fait entre nous, je comprends toujours pas ce qu’ils veulent, ces gens amassés place Tahrir. Et pourtant, j’y suis tous les jours. Je raterais ça pour rien au monde.

Une fois les politesses démocratiques passées,

Si on passait aux mauvaises nouvelles ?

 

Ça y est, l'Assemblée Nationale vient de se prendre un direct du gauche. Elle n'en est pas morte.

Dans son nouveau costume rose-bonbon, le législateur travaillera désormais main dans la main avec le gouvernement pour redresser la situation économique de la France. Nous avons signé au PS un chèque en blanc. C'est lui qui a demandé le plus gentiment, tout au long de ces cinq dernières semaines.

Tonton Bouboule

 

Peut-être en avez-vous entendu parler : ceux qui le côtoient lui donnent du "Monsieur", l'échine courbée, en espérant attirer ses faveurs. Ceux qui ne l'aiment pas l'appellent Tonton Bouboule.

Il importe peu de savoir à quelle catégorie j'appartiens. Laissez-moi simplement vous conter l'histoire de Tonton Bouboule...

Tout petit déjà, il avait un appétit d'ogre. Comme il avait la chance de posséder un beau et grand jardin, où poussaient fruits et légumes en abondance, il passait ses journées à cueillir ce qu'il allait manger, et manger ce qu'il avait cueilli. Avec de tels apports énergétiques, il grandissait très vite. En un rien de temps il devint un grand beau jeune homme : il était pratiquement un géant.

En mai, ne te découvre pas d'un fil

 

Quand j'étais petit, je passais mes vacances chez mes grands-parents, à la campagne. J'étais un benêt de la ville, je découvrais la nature. Pas les géraniums sur la terrasse de mes parents : la vraie nature, celle qui n'avait pas de fin, même si je courais après l'horizon toute la journée.

Je découvrais les animaux. Pas les petits bouts sous vide avec un code-barres collé par-dessus : les vrais animaux, ceux qui bougent, qui bouffent tout le temps, avec les mouches tout autour.

Je découvrais l'hiver. Pas les deux centimètres de blanc un jour par an, qui ne tiennent jamais et qui prennent la couleur de l'eau sale avant le début de la récré : le vrai hiver, celui qui tenait, celui des batailles de boules de neige avec papy autour d'un bonhomme jamais réussi, malgré la carotte pour nez et la casserole renversée en guise de chapeau.

Je découvrais l'été. Pas l'asphalte chaud et les pics de pollution qui me piquaient dans la gorge. Le vrai été, celui du titanesque barrage construit sur le ruisseau avec les autres gamins grands experts en TP, qui avait inondé le potager de papy.

Voilà pour la séquence nostalgie, celle du grand air et des vérités immuables.

Peut-être ne l'étaient-elles pas tant que ça. La nostalgie de l'enfance déforme tout. Peut-être avais-je connu des Noël au balcon et des Pâques au tison, mais je n'en ai aucun souvenir. Je ne me rappelle que des saisons "normales".

Barbara

La liberté est-elle la fin ?

RDA 1980. Une femme débarque dans une toute petite ville de province. Elle est médecin. Et peut-être dissidente. Elle a fait une demande de sortie du territoire.

Ce film parle d'un temps que les moins de vingt ans...

Le cinéma allemand délivre régulièrement des petites perles. Le quatrième long métrage de Christian Petzold en est une, sans aucun doute possible. Dans le rôle du Dr Barbara Wolff, la magistrale Nina Hoss, que Petzold avait également dirigée dans Yella, aurait pu nous parler de liberté, de rêves de liberté, de la blessure de vivre en cage. Mais elle se tait. "Il est impossible d'être heureux ici", dit-elle simplement à son amant.

You don't can speak French but it is not grave

The France explicated to the UK and USA

(the Rez-de-chaussée spirit traducted in english)

You think that you know the France because you have visited the Tour Eiffel and the Palay of Louvre. You think that you know the french people because 5 years ago, you have seen Sarkozy essaying to have politicoral sex with George W. Bush. And he has essayed to fellate Obama too, but your president didn't like the little man.

You think that we are bizarre, protesting all the time for a yes, for a shit. Recently your television has informed you that we have a new socialist president and that the french economy is in a black shit.

It is true.

Let me explain why we are like that. Our country is an old country. Longtime ago, when France was a kingdom, we decided to separate in two parts our king and our aristocracy. The head on one side and the body on the other side. This concept is called the guillotine, and it is a french concept. In 1789, the France invented the French revolution, in the name of Liberty Egality Fraternity...

L'autre jour, j'avais rendez-vous avec

Mon conseiller du Crédit Rituel

— Ce serait pourquoi ?, qu'il me fait.
— Ben, comme d'hab M'sieu Delaggio... Un petit FMD de derrière les fagots, ça serait pas de refus...
— Un FMD ?! Aujourd'hui ?...Mais je ne peux pas !
— Mais si, vous pouvez. Tous les mois depuis presqu'un an, vous pouvez. Quoi que n'y a sur votre petit ordinateur qui bloque ?
— N'y a qui bloque qu'une petite chose, mais bien contrariante : un crédit "Fin de Mois Difficile" ne peut être contracté avant le 20 du mois. Et là, le hasard fait qu'on est le 11.

Hey pssst, je crois que j'ai une idée pour

Sortir la France du caca

Allez, c'est mon jour de bonté : et l'Europe par la même occasion !

C'est venu comme ça. J'étais en train de lire un truc sur le net, tranquille dans mon coin, pas du tout occupé à sauver ni l'Europe ni la France ni rien, et tout à coup !... le trait de génie !, la pépite qui apparaît alors qu'on s'y attend le moins. Je suis comme ça, moi. Très con la plupart du temps et soudain un éclair dans la nuit, une fulgurance.

Itinéraire d'une ambition

Devenir président. Mode d'emploi

(à l'usage des plus pugnaces)

 

France Télévisions nous livre un premier éclairage sur la personnalité du nouveau président. L'on y découvre - notamment - que Monsieur Hollande n'est qu'en apparence un homme "normal", comme il aime à se présenter.

François Hollande. Comment devenir président ?... Diffusé le 7 mai sur France 3.

 

 

 

Germaine, vite !

Va mettre les petits à l'abri !

Voilà, c'est fait. Ils l'avaient annoncé pourtant : c'est la fin du monde en 2012. Hollande est passé !

Mais ça va être la guerre !!!

Française, Français, courez vite au magasin, faites des provisions. Achetez du sucre et du café. Faites le plein d'essence. Rentrez chez vous, déposez tout ça dans la cave, et allez refaire des courses. Hollande est passé.

Il paraît que des armées d'immigrés arabes et noirs sont en ce moment même en train de traverser les frontières de la patrie. Les douaniers les en auraient courageusement empêchés mais ils n'ont rien pu faire, vu qu'ils n'existent plus depuis que l'Europe a supprimé nos frontières. Il paraît qu'ils marchent sur Paris, suivis par des marées de femmes en burqa. Hollande est passé.

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