Ça va p'têt foutre la merde sur les marchés, mais...

J'abaisse d'un cran la note de France Télévisions

... et aussi celle de 'BGC Aurel', tiens !... (c'est ma tournée !)

Ça y est, Guy Damme m'a filé le virus : il me faut ma dose de chiffres tous les soirs. Si je capte pas de quoi qu'il retourne, j'ai du mal à faire mon rototo. C'est passionnant : j'essaie de trouver par moi-même l'enfumage, sans l'aide de personne. 'Faut dire que maintenant respect, je commence à choper le réseau, côté haute finance internationale et politique monétaire européenne. Ouaiiiis, déjà une petite barre !....

A force de m'intéresser à la marche du monde, je me tape tous les journaux télévisés que je peux. Bon. A ce stade, il vous que sachiez un truc, messieurs-dames : je suis physionomiste. Mais alors à un point que c'est pas permis ! Quand j'ai photographié la tronche d'un gars, elle me reste là !

La vie humaine est une variable dans une équation mathématique

WallStreet Birkenau

Le document video que je vous propose est un peu long. En outre, il n'est pas très récent : il a été diffusé au début de cette année, et fait référence au Food Bubble - Bulle (spéculative) Alimentaire - qui a marqué les années 2008 et 2009. Néanmoins, je vous invite à le visionner jusqu'au bout, car il est représentatif d'un état d'esprit qui reste d'une criante d'actualité.

Frederick Kaufman, rédacteur au Harper's Magazine, nous explique concrètement la définition de la vie humaine par une des plus grandes banques d'investissement mondiales - Goldman Sachs. Cette banque fut la première à avoir "découvert" en 2008 un nouveau filon : acquérir des promesses d'achat sur le blé et autres produits agricoles vitaux (c'est-à-dire presque sans bourse délier avant l'achat effectif) dans le seul but de faire artificiellement monter le cours de ces produits et engranger des milliards de dollars de bénéfices, uniquement sur le différentiel entre le prix naturel résultant de la disponibilité de ces produits et celui qu'ils ont virtuellement créé.

Cette pratique s'émancipe du libéralisme économique dont elle se réclame, pour rejoindre les rivages d'une autre idéologie. Communément connue sous le nom de nazisme.

Bravo les gars !

Y'a pas à dire, vous rassurez grave.

Je me rappelle, il y a quinze jours, tous les chefs d'Etat européens se gargarisaient avec cette fameuse réponse forte de l'Europe aux inquiétudes des marchés. Apparemment, c'était leur seul objectif : les mecs qu'on élit à la tête de nos pays ne servent plus qu'à ça... rassurer les marchés. A peine ont-ils fini leur passe dans ce monde clos de la haute finance, que ça repart en nouilles. Il faut se rendre à l'évidence : quoi qu'ils fassent, quels que soient les sacrifices qu'ils imposent aux blaireaux qui bossent vraiment pour produire quelque chose de concret, nos gigolos de luxe n'arrivent pas à contenter le client. Les investisseurs restent et resteront inquiets.

(Chapeaux melons et bottes de foin)

Comment ça, "à des prix en-dessous du prix du marché"?!

Et ils attendent quoi pour sanctionner, à Bruxelles ?!

Non mais attends, je rêve ! Les paysans français faussent allègrement le marché des matières premières en s'entraidant, ils traficotent en lousdé dans leur coin, sous-négocient entre eux des ballots de paille sous prétexte de sécheresse, et à Bruxelles, ils les laissent faire, comme si c'était normal.

Oui mais oui mais non les gars ! Il y a des marchés financiers qui ont mis des années à lubrifier nos institutions européennes, ils se sont cassé le bulbe à mettre en place un système spéculatif efficace, z'ont inventé des produits financiers que même Einstein y pleurerait sa mère pour y capter quek'chose, et ne v'là-t-il pas que les bouseux déboulent avec leurs gros sabots et leur urinent à la raie. C'est pas réglo, ça.

21ème siècle et toujours cette...

Saloperie de peuple

... et sa sensiblerie irresponsable

Il y a peu de choses qui me choquent, mais là j'avoue que ça me scie les pattes à la base. Il ne rime plus à rien, ce régime chinois ! A quoi ça sert qu'il y ait un parti unique et le contrôle des médias si, dès qu'il y a un couac, tout le monde se sent autorisé à donner son avis ?

Je ne me trompe pas, j'ai bien entendu : il n'y a eu que quarante morts et deux centaines de blessés dans cet accident ferroviaire. A l'échelle de la Chine, c'est peanuts, un millilitre dans l'océan. Et quoi ?, il y avait des gens importants parmi les victimes ? Assez importants que pour remettre en cause un modèle économique qui gagne ?... Allons allons gens de raison, remettons l'usine au milieu du village.

Quand on parle du loup...

... on ne devrait pas se déconecter de nos neurones.

Je m'exprime ici en tant que porte-parole d'un collectif de patriotes français qui se sentent totalement solidaires du drame des éleveurs d'ovins et bovins dans notre beau pays. Nous découvrons, atterrés, les images des troupeaux décimés par les loups.

D'autre part, il faut bien reconnaître que notre collectif est surtout composé de petites natures, issues du pays de Candy : on fait dans la sensiblerie à deux balles. "Ah le pauvre loup, il faut le comprendre, 'faut bien qu'elle mange aussi, la pauvre bête miskina". Comment concilier la sympathie que nous portons à nos éleveurs et leurs innocentes brebis, et en même temps à un bel animal qui participe à la biodiversité de notre pays ? On s'est creusé la tête pendant des jours et des jours, on a pesé le pour et le contre, on a analysé différents modèles. Vous trouverez ci-après le fruit de nos recherches...

Le savoir-vivre, façon Palais du Luxembourg

Le Sénat n'aime pas les conspirateurs

Petit rappel des règles de vie à Mr René Dosière

L'évènement est passé inaperçu, du moins pour moi. Par hasard, j'apprends que le 7 juillet, en séance de nuit à l'Assemblée Nationale, le député René Dosière avait réussi à faire adopter deux amendements :

Le premier concerne l'obligation de rendre publique la liste de tous les avantages en nature accordés aux élus (logements de fonction, voitures avec chauffeur, équipement informatique, etc.), qui s'ajoutent aux indemnités et émoluments légaux. Le deuxième amendement est plus technique mais il est encore plus intéressant : il s'agit de la suppression de la possibilité pour un élu local de reverser une partie de ses indemnités d'élu à des tiers si ces indemnités sont écrétées.

Plus clairement, de quoi s'agit-il ? Jusqu'à ce 7 juillet, le total des indemnités que pouvait toucher un élu local étaient limitées à 150% du montant de l'indemnité parlementaire. Initialement, cette limite visait à décourager les appétits de cumul des mandats de certains qui sont à la fois parlementaires, maires, présidents d'intercommunales, etc. Mais parallèlement à cette limite, la loi permettait à ceux dont les indemnités sont écrétées de reverser le surplus à d'autres élus de leur choix. Cette pratique favorisait bien entendu les jeux d'influence, voire les pratiques malhonnêtes, car l'argent versé par le cumulard X à l'élu Y pouvait revenir dans la poche de X dans un deuxième temps, "sous le manteau". Sans parler du cas de figure fréquent où Y est le conjoint de X.

Grâce au texte de Monsieur René Dosière, la possibilité de reverser le surplus est désormais interdite. Ce qui dépasse le montant correspondant à 150% de l'indemnité parlementaire ne sera pas versé à l'élu, et restera dans les caisses de l'Etat. Cet amendement a été voté le 7 juillet très discrètement en séance de nuit par quelques élus, de gauche et de droite. Une nouvelle éthique poindrait-elle dans les palais de la République ?

Non mais rassurez-moi...

C'est pas Sarko qui a négocié avec Angela !?!

Dites-moi que c'est pas lui

 

Fallait-il qu'on soit désespéré en France pour élire ce gars...
Plus j'y pense, plus je me dis qu'ils nous ont mis un truc dans l'eau du robinet en mai 2007.

 

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