Ralorama

Mosaïque de mauvaises humeurs et contrariétés, tous griefs dehors

En mai, ne te découvre pas d'un fil

 

Quand j'étais petit, je passais mes vacances chez mes grands-parents, à la campagne. J'étais un benêt de la ville, je découvrais la nature. Pas les géraniums sur la terrasse de mes parents : la vraie nature, celle qui n'avait pas de fin, même si je courais après l'horizon toute la journée.

Je découvrais les animaux. Pas les petits bouts sous vide avec un code-barres collé par-dessus : les vrais animaux, ceux qui bougent, qui bouffent tout le temps, avec les mouches tout autour.

Je découvrais l'hiver. Pas les deux centimètres de blanc un jour par an, qui ne tiennent jamais et qui prennent la couleur de l'eau sale avant le début de la récré : le vrai hiver, celui qui tenait, celui des batailles de boules de neige avec papy autour d'un bonhomme jamais réussi, malgré la carotte pour nez et la casserole renversée en guise de chapeau.

Je découvrais l'été. Pas l'asphalte chaud et les pics de pollution qui me piquaient dans la gorge. Le vrai été, celui du titanesque barrage construit sur le ruisseau avec les autres gamins grands experts en TP, qui avait inondé le potager de papy.

Voilà pour la séquence nostalgie, celle du grand air et des vérités immuables.

Peut-être ne l'étaient-elles pas tant que ça. La nostalgie de l'enfance déforme tout. Peut-être avais-je connu des Noël au balcon et des Pâques au tison, mais je n'en ai aucun souvenir. Je ne me rappelle que des saisons "normales".

Grand débat :

Bull terrien, race dangereuse ?

Débat connexe : les crétins sont-ils le vrai danger ?

Il se trouve qu'on est plusieurs à avoir vécu ma vie. Et parmi ceux-là, il y a un maître-chien. C'est lui qui m'a poussé à écrire cet article, suite au dernier fait divers : le bull-terrier qui a défiguré une gamine, alors que celle-ci tentait de l'embrasser.

A chaque fois que ce genre de drame familial arrive, les grands médias ressortent des placards les grandes questions à la con

Areva et les arevistes

Vive la France, vive Zemmour, vive le Minitel !

Eh bien voilà... badaboum !

Ça se confirme, dès fois qu'on en douterait : dans ce pays y'a décidément pas moyen d'engager un débat à froid entre les pro et les anti-nucléaire sans que ça parte en copeaux.

Pascal Husting, taulier de Greenpeace France, était l'invité de Ruquier sur le plateau de "On n'est pas couché". Attendu de pied ferme par un petit avec des grandes oreilles... Quoi ?... Non, pas ce petit-là, pour une fois il n'est pas dans le coup. Non, je parle d'un autre petit avec des grandes oreilles : Zemmour le perfide, le fielleux, que sa misérable existence soit livrée entière à l'opprobre public. Enfin, je dis ça, il ne faut y voir aucun parti pris, ni approche partisane de la question nucléaire. Quelle que soit mon opinion sur ces petits comptables de merde que sont les arevistes, ces soldaillons du nucléaire convaincus que la France est un pays à part, à l'abri de tout accident grâce à la double intervention divine et celle du génie français, bref : peu importent mes convictions, je m'en garderai bien d'en faire part dans ce qui suit. Si je m'exprime sur Internet en général, et sur Rez-de-Chaussée en particulier, c'est certainement pas pour faire du prosélytisme écologiste !...

Gouv.com

C'est tout Comm

"Pssst, écoute voir. J'te dis un secret, tu dis pas que c'est moi que j't'ai l'dit, mais j'compte sur toi pour q'tu l'répètes bien à tout le monde !". Y'a pas à tortiller, la comm est bien gérée là-haut. Ils veulent se débarrasser de la voyageuse, ils pourraient faire ça élégamment, mais non. C'est tellement plus "Sarko 2.0" d'écrabouiller publiquement, bien dans l'esprit du moment. Que MAM le mérite ou non, c'est pas la question.

Alors moi, j'suis p'têt bas de plafond, mais je trouve que c'est un peu tard pour jouer le Père La Vertu. Nikozy, 'y peut faire c'qu'y veut, il nous restera quand même le souvenir d'un pouvoir autiste au moment où la ministre des Affaires Etrangères nous racontait des histoires de vacances et de rencontres fortuites sur le tarmac de l'aéroport du pays de Candy. Cette manie qu'ils ont là-haut de laver à l'eau sale et en public tout leur linge crasseux, leurs traces de pneus et de bling bling, je sais pas pour vous, mais moi je trouve que ça commence à faire un peu trop kakou à mon goût. Pourtant, j'suis pas chochotte de nature.

Radioend ?

 

Après quatre ans, on peut dire qu'on l'a attendu, celui-là ! "The King of Limbs", album fraîchement sorti du laboratoire de 'Thom Yorke et les Tourmentés', également connus sous le nom de Radiohead.

Il est proposé à la vente à partir d'aujourd'hui sur Internet. J'ai eu l'occasion d'écouter six des huit morceaux (c'est tout frais, je sors d'en prendre)... Je ne sais pas comment décrire ce que je ressens...

Allez, je me lance !...

J'ignore si c'est moi qui me sclérose et me crispe sur des albums comme Hail to the thief, mais tout de même, je me demande si Radiohead, avec ce nouvel opus, n'aurait pas un peu confondu nos oreilles avec des chiottes à la turque.

L'AFSSAPS bientôt à l'Olympia, avec son dernier succès :

Couci-couça dans le 'ni ça ni ça'

Pot-pourri de 77 grands tubes !

Vous connaissez l'AFSSAPS ?... C'est l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé. C'est bien trouvé, comme nom. Sur les six mots principaux, il y en a quatre qui inspirent confiance.

But there is a ball in the soup. L'AFSSAPS aurait retiré le Mediator du marché avec dix ans de retard. Je vous présente pas le Mediator : vous ne pouvez ignorer le scandale autour de ce médoc que si vous ne lisez jamais la presse, ni n'avez ni la télé ni la radio ni Internet ni des collègues ni des amis. Et si vous n'avez pas Internet, vous ne pouvez pas lire mon article. Donc voilà.

Carla Bruni-Sarkozy de gauche à droite

Quelques-uns qui m'ont dit...

... qu'ils meuglaient encore

L'épouse du président a récemment déclaré au Parisien qu'elle ne se sentait plus de gauche. Chacun jugera de l'impact de cette information sur nos vies.

Il n'entre pas dans mes intentions d'analyser ces déclarations : je m'empresse d'en prendre acte avant qu'elles ne désertent ma mémoire. En revanche, alors que je lisais un blog hébergé par Le Monde qui relayait les propos de Mme Bruni-Sarkozy,  j'ai eu l'occasion de parcourir les commentaires des autres lecteurs, qu'il sera désormais moins facile d'oublier : en grande partie, un ramassis de propos orduriers, haineux, frisant parfois les limites de ce que la loi permet. De plus, j'estime que certains sont injustes : que la première dame agace par ses manières, cela renvoie à la subjectivité de chacun. Mais qu'a-t-elle fait de monstrueux, par rapport à celles qui l'ont précédée à l'Elysée, pour mériter ce flot d'injures ?

Mesdames et Messieurs les Grands Justiciers, vous ne voulez plus être méprisés par cette élite installée au pouvoir ? Ne pensez-vous pas qu'en déféquant vos insultes vertigineuses de vacuité, et qui plus est de manière anonyme, vous vous montrez tout simplement... méprisables ?

Pour votre avenir, que préférez-vous ?...

La pendaison ou l'empoisonnement ?

Petit condensé de vision(s) politique(s) dans la France de 2011

Vous connaissez "Ce soir ou jamais" ? C'est parfois mortel, mais moi, j'aime bien ce talk-show en direct. Hier soir, le thème tournait autour des impôts: en faut-il plus, en faut-il moins ? Qui doit en payer plus, qui doit en payer moins ? Que faut-il changer ?.. Autant vous dire que hier soir, ça s'annonçait plutôt mortel et génocide neuronal : à titre préventif, j'avais déposé la zapette sur la table basse, pour pas qu'elle me tombe des mains au milieu du débat.

C'était sans compter avec le génie de Taddeï : le casting ! Et hier, il a fait très fort : à part Besencenot et Lavant (l'acteur), aucune tronche connue, pas de grande gueule qui puisse faire le buzz. Mais au fil du débat, une évidence se dégagea...

Des chiffres et des lettres

Les chiffres du chômage

... et les lettres de motivation

4 051 700. C'est le nombre de pélerins en recherche d'emploi dans notre pays, fin 2010. Pas mal, non ?

Alors bien sûr, on pourrait gueuler contre le gouvernement, contre l'Europe, contre la crise internationale, contre la mondialisation, contre le China Town du coin de la rue. Sans oublier la spéculation financière (comme j'ai pas envie de me brouiller avec Guy Damme!, kess'ça m'coûte d'la citer ?). Et à tous les fléaux du 21ème siècle, j'aimerais en ajouter deux autres: la mentalité de rats qui sévit dans les entreprises françaises et... et surtout surtout surtout : les DRH !

Polémiques sur l'hommage à Céline

Voyage au bout de l'ennui

Nul doute possible : nous sommes bien en France. Les scandales succèdent aux éclats, et l'esclandre précède les indignations. Polémique, polémique chérie ! Tu es ici chez toi.

Pas un jour ne passe sans son lot de débats enflammés, d'apostrophes et d'invectives. Aujourd'hui, la polémique du jour concernait l'hommage à rendre ou ne pas rendre à Louis-Ferdinand Céline, l'écrivain français le plus contesté du XXème siècle, en raison de son antisémitisme et de son passé collaborationniste.

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