Langue de pub

Classe-toi, pauvre clip !

Le vrai scandale

L'affaire DS4

Le message est clair : brillez, tous feux éteints !

 

Tu n'as rien à dire ?

Tu n'as rien à penser ?

Tant mieux. Notre civilisation t'accueille à bras ouverts.

Ne te casse pas la tête.

Casse ta tirelire.

Ça suffira.

 

 

 

Team Spirit

 

Bravo à la Société Générale pour avoir financé ce magnifique clip publicitaire !
Regardez-le, regardez-le encore. En ces temps d'incertitude, enfin un message fort.
Ça manque !

 

Léo et le banc de sardines

Je ne voudrais pas marcher sur les plates-bandes de notre Âne à Nîmes, mais pour le coup j'aimerais en pousser une petite (mais tonitruante) contre la pub Connétable.

Mais qui est le nase qui a eu l'idée d'utiliser pour une pub de sardines une chanson de Léo Ferré ? Quand on sait à quel point ce poète était épris de liberté, quand on sait comme il l'a chantée, et comme il a chanté la révolte, et comme il a craché son venin sur la société qui virait consumériste (comme quoi il avait raison), quand on sait cela et qu'on aime ce qu'il a chanté, entendre sa voix sur des images d'un banc de sardines coincées dans une conserve en métal, ça m'entame le nerf optique.

A mon avis, il y a lésion sévère au niveau des yeux. Avant, j'achetais Connétable. Depuis la pub, à chaque fois que je passe dans le supermarché et que je vois cette marque, la plaie me relance. Une douleur insupportable. La santé avant tout, celle des yeux et celle du cerveau. J'ai arrêté d'acheter Connétable.

Scoop Nespresso

Le paradis sous contrôle de la caillera !

Le chrétien que je suis est tout simplement démoli : j’ai eu comme tout le monde des périodes de merde dans ma vie, des moments où j’ai ressenti l’injustice au plus profond de moi-même. Mais chaque fois je me répétais : « ne te décourage, petit âne, continue d’y croire, continue tes efforts pour être quelqu’un de bien : ils seront récompensés plus tard, quand Dieu te rappellera à lui ».

Perso, je trouve qu'elles sont plutôt...

Sympas, les conseillères Bouygues

(C'est con, je viens de signer chez SFR)

Putéé, ils ont fait des frais chez Bouygues !

Moi, je croyais que les conseillères de vente chez BT, elles se levaient chaque matin en pensant déjà à la soirée après le taf, au week-end, aux vacances. Que c'était comme moi. Eh bé figurez-vous que non, pas du tout !

Petit traité de groupamologie

Ne me dites pas que vous ne connaissez pas Cerise, la fille en robe à pois de Groupama. Aujourd'hui, elle nous paie juste le film du dimanche soir sur France 2. Mais l'année passée encore, elle intervenait dans des histoires de ouf, pendant les pubs du soir. Cerise, c'est peut-être l'idole de toute une génération. Ça me fait mal à la gueule de dire ça, mais je crois bien que c'est elle qui symbolisera les années 2000.

Petit traité de groupamologie

Cerise, King Kong et le piou-piou indigne

Comme on l’a vu précédemment, du temps des premières pubs Groupama, chaque clip passait comme une gorgée de gros rouge entre deux boulettes de viande, qu’on avale sans faire attention, sans rien remarquer, en l’oubliant instantanément. Et puis en 2008, patatra !, le premier pavé dans la mare, le bout de barbaque coincé entre les dents, la faute de goût ! : l’histoire du père qui apprend que sa fille veut se marier.

Vous en rappelez-vous ? : ça commence avec une espèce de grosse brute avec des avant-bras comme des cuisses de cycliste, et un peu la tête des très mauvais jours de Robert de Niro. Il explose du bois dans le jardin quand sa fille débarque, accompagnée de son petit ami. Celui-ci est plutôt du genre fin de race, un piou-piou chétif craintif, probablement un ex-prématuré jamais nourri au sein. Et puis la couveuse avait certainement dû un peu merder aussi.

« Papa, on va se marier ! »

Petit traité de groupamologie

Des p'tits trous, des p'tits trous...

Toujours des p'tits trous

On ne peut l'enlever à Groupama: ses créatifs pubeux ne ratent jamais une occasion de rater une occasion. De s'abstenir. Permettez-moi de vous présenter le clip le plus perfectible de la saga Groupama.

Un gars, ses deux fils et le clebs ont transformé le jardin familial en Verdun 14-18. Six trous qui arrêteraient net toute invasion teutone si d'aventure les casques à pointe se mettaient en tête de souiller à nouveau de leurs pas notre sol sacré.

Mais que cherchent-ils donc dans ce jardin ? Moi, je suis resté un gamin dans ma tête : quand je vois ça, je dégaine tout de suite mes rêves d'enfance... Préparent-ils les fondations de quelque château-fort ? Ou alors fouillent-ils les vestiges d'une civilisation gauloise méconnue qui naguère domina notre continent, jusqu'aux confins de l'Oural ? A moins qu'il ne s'agît d'un trésor qu'un noble corsaire françois jadis dissimula aux viles convoitises de truands à la botte de la perfide Albion.

Petit traité de groupamologie

Refus de visa

Si la saga Groupama était un reality-show, cette pub-là serait l’épisode où le candidat favori, c’est-à-dire forcément le plus beau et le plus creux des blaireaux, se fissure un boulard, sans que personne ne comprenne pourquoi il part en live, sans même que personne ne se pose vraiment la question.

Personne sauf moi.

Je suis du genre à me poser des questions sans intérêt en partant de futilités abyssales. C’est à cause de mon stock de neurones, m’a dit le toubib : comme ils sont pas vraiment en surnuméraire, j’arrive pas à embrayer sur des questions hautement techniques. Par exemple, j’ai pas la moindre idée de ce qu’il faudrait faire pour surmonter la crise de la zone euro. En revanche, j’en ai juste assez pour ressentir la nécessité du questionnement. Alors je m’interroge sur ce que je peux. J’assume.

Parce que j’aime bien assumer.

Pub MMA

Mais qui aime Emma ?

Moins tu penses, plus tu déconnnomises

Je vais encore passer pour un caractériel, mais là, c'est coincé dans mon bulbe rachidien, et il faut que ça sorte ! Les pubs MMA, avec les trois blaireaux toujours contents d'être contents, ça me caille sur le jabot ! (comme on dit par chez moi, avec un constant souci d'élégance propre à la région).

 

Si vous le voulez bien, analysons ensemble le spot publicitaire proposé en illustration...

Intérieur jour: couloir d'hôpital. Un des trois blaireaux – appelons-le B1 – s’y déplace dans un fauteuil roulant, affublé d'une minerve cervicale. Subitement, B2 et B3 surgissent de part et d'autre, chacun avec son petit cadeau pour l'infortuné camarade, qui n'a visiblement plus l'usage de ses jambes. Et sa colonne vertébrale aussi a l'air d'avoir dégusté bien comme il faut. Le téléspectateur est en droit d'imaginer des circonstances particulièrement violentes l'ayant réduit à cet état, du style accident de la route avec un 38 tonnes, voire un défaut de signalisation sur un passage à niveau de la ligne TGV Paris-Marseille. Convenons-en, il faudrait avoir un cœur de pierre pour ne pas plaindre le sort de ce pauvre hère, au corps broyé, plus que probablement paraplégique, cloué sur un fauteuil pour le restant de ses jours. Imaginez sa vie désormais: plus jamais il ne flânera dans les bois un dimanche d'été, plus jamais de balade sur la plage, et plus jamais les vagues ne s'échoueront à ses pieds. Pour croiser le regard des autres, il sera dorénavant obligé de lever les yeux. Même Passe-Partout le regardera de haut. Et je vous parle pas de sa dignité, et encore moins de sa virilité... parce qu'avec la colonne vertébrale touchée au niveau des lombaires, c'est l'incontinence assurée (par MMA d'ailleurs). Quant au tchouk-tchouk, eh bé sors ta guitare sèche, et joue-nous encore une fois Quéquette Blues ! Bref. C'est une telle galère, que des fois tu t'demandes ! A chaque fois, ça m'fout un coup, tiens !

Mais là, non.

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