Tohu-bohu

Regards entremêlés sur notre joli monde...

Bravo les gars !

Y'a pas à dire, vous rassurez grave.

Je me rappelle, il y a quinze jours, tous les chefs d'Etat européens se gargarisaient avec cette fameuse réponse forte de l'Europe aux inquiétudes des marchés. Apparemment, c'était leur seul objectif : les mecs qu'on élit à la tête de nos pays ne servent plus qu'à ça... rassurer les marchés. A peine ont-ils fini leur passe dans ce monde clos de la haute finance, que ça repart en nouilles. Il faut se rendre à l'évidence : quoi qu'ils fassent, quels que soient les sacrifices qu'ils imposent aux blaireaux qui bossent vraiment pour produire quelque chose de concret, nos gigolos de luxe n'arrivent pas à contenter le client. Les investisseurs restent et resteront inquiets.

(Chapeaux melons et bottes de foin)

Comment ça, "à des prix en-dessous du prix du marché"?!

Et ils attendent quoi pour sanctionner, à Bruxelles ?!

Non mais attends, je rêve ! Les paysans français faussent allègrement le marché des matières premières en s'entraidant, ils traficotent en lousdé dans leur coin, sous-négocient entre eux des ballots de paille sous prétexte de sécheresse, et à Bruxelles, ils les laissent faire, comme si c'était normal.

Oui mais oui mais non les gars ! Il y a des marchés financiers qui ont mis des années à lubrifier nos institutions européennes, ils se sont cassé le bulbe à mettre en place un système spéculatif efficace, z'ont inventé des produits financiers que même Einstein y pleurerait sa mère pour y capter quek'chose, et ne v'là-t-il pas que les bouseux déboulent avec leurs gros sabots et leur urinent à la raie. C'est pas réglo, ça.

Et si on zigouillait tous les pédés ?

Avantages et inconvénients du projet

J'ai eu cette idée en lisant un mail d'Avaaz.org qui appelait les internautes du monde entier à manifester leur opposition à un projet de loi anti-gays en Ouganda.

Et je m'suis dit : "Attends mon garçon, avant de faire ton humaniste, réfléchis d'abord à toutes les possibilités pour traiter c't'affaire". V'savez quoi ? Y'en a pas cent mille : juste trois.

Première piste: accepter la différence et défendre le droit des gens d'aimer qui qu'y veulent. Spontanément c'est celle-là que je plébisciterais, mais bon, y's'trouve k'chui un intellectuel, et c'est pas pass'que perso j'ai rien contre les homos que forcément je dois refuser  sans réfléchir les idées d'ceux d'en face.

Deuxième piste : tolérer les pédés à condition qu'y fassent leurs cochonneries discrètement, du genre en cachette. Serait donc officielement interdit : vivre ensemble, baiser, s'enlacer, s'embrasser, s'tenir la main, s'regarder de manière évocatrice, avoir des manières efféminées (ou masculines pour les femmes), danser côte à côte, s'réunir dans des cafés ou des lieux "à eux", faire des allusions à leur vice dans des réalisations artistiques, avoir accès à la fonction publique, avoir accès aux médias, et deux trois autres petites règles qui feraient que la société s'rait préservée.

Cretinium demens

Ebauche d'étude sur la connosphère religieuse

 

Ce qui est bien pratique quand tu fais partie de la masse compacte des abrutis congénitaux, c'est que la vie t'offre mille et une occasions d'exprimer ton abyssale connerie. C'est comme une revanche, comme une consolation, comme une loi immuable de la nature : tout individu épais du bulbe n'aura de cesse, durant toute sa vie, de pourrir celle de ses contemporains en les éclaboussant de sa connerie visqueuse.

Pourquoi il ne faut pas faire de caprice

L'histoire du vilain petit Lolo

—     Eh bien eh bien, Laurent, quoi que n’y a ? Pourquoi q’tu boudes ?
—     M’en fous, c’est moi que j’ai gagné !
—     Mais non Laurent, tu n’as pas gagné. Tu as perdu les élections. Mais c’est pas grave, tu feras mieux la prochaine fois.
—     Nan ! C’est moi que j’ai gagné !
—     Ce n’est pas vrai Lolo, et tu le sais. Il faut être bon perdant, et laisser la place à ton camarade.
—     Nan. M’en fous, veux pas.
—     Laurent, maintenant ça suffit ! Tu as perdu, tu ramasses tes jouets et tu t’en vas maintenant !
—     Nan !
—     Lolo, tu es vilain. Si tu n’obéis pas, la communauté internationale va être très fâchée contre toi. Et tatie France va te donner une fessée.

Des nouvelles d'Iman

Rappelez-vous, c'est la fille qui, il y a quelques semaines, a déboulé dans l'hôtel des journalistes à Tripoli, accusant les hommes de Kadhafi de l'avoir kidnappée, torturée et violée. Elle s'était fait aussitôt embarquer - manu militari - par des mecs du régime, malgré les protestations des journalistes présents. D'ailleurs, cela avait failli virer à la baston générale.

CNN a pu retrouver cette femme : son nom est Iman Al-Obeidi. Elle a accordé une interview à la chaîne américaine. La vidéo ci-contre, en VO (désolé pour ceux qui ne parlent pas anglais : je n'ai pas trouvé la version traduite).

 

Gbagbo acculé... Ça, on le savait déjà !

Caricatures : MOR
Caricatures : MOR

Par contre, à l'heure où l'ONUCI (les forces onusiennes en Côte d'Ivoire) et l'armée française bombardent le palais présidentiel, alors que les forces pro-Ouattara enserrent le quartier du palais à Abidjan, c'qu'on a toujours du mal à savoir, c'est qui a armé ces gens, et comment ? Et puis quelques autres ch'tites questions...

Stranger in this town

Au départ, c'est juste l'histoire d'un jeune type qui séduit une jeune femme. Ils vivent tous les deux en région parisienne. Le gars habite Sartrouville, la fille Rosny-sous-Bois, à une trentaine de kilomètres de distance. Encore moins à vol d'oiseau.

A première vue, c'est une histoire banale de flirt, voire d'amour. Sauf que d'après certains, ça n'a rien à voir. Le mec, ce serait une merde. Et la fille une petite pute. Parce qu'il est indéniable que cette dernière - appelons-la J. Capulet - a trahi sa cité en se maquant avec un bâtard - disons qu'il s'appelle R. Montaigu - qui n'a pas à foutre les pieds en-dehors de sa propre cité de bâtards.

Petit problème de logique, comme à l’école…

(atention, tous les détails sont importants)

Un Français moyen vit en province, dans une petite maison, pas loin de la mairie. Il passe plusieurs heures par mois à s’impliquer dans la vie associative de sa ville. Les choses ne se passent pas toujours comme il le voudrait, car d’autres membres ont des idées différentes concernant les projets en cours, mais cela ne l’empêche pas de continuer à y apporter sa petite pierre.

Au-delà de la vie associative, notre Français moyen s’implique plusieurs heures par semaine à combattre les propositions et projets socio-économiques du maire de sa ville, car il est en désaccord avec la plupart des idées de ce maire. Il aurait voulu d’une autre personne à ce poste, et il apporte à cette dernière tout son soutien en vue des prochaines élections.

Alors que le monde n'est que complexité

Ne passons pas à côté des choses simples

(inventaire de ce que j'ai compris du dossier Kadhafi)

Alors comme ça, on va faire la guerre à la Libye. Il est vrai que l’étiquette officielle ne mentionne pas le vilain mot, mais dans la réalité on n’en est pas loin. C’est bon, les Russes et les Chinois ont dit qu’ils regarderaient ailleurs pendant ce temps. A ce propos, ce qui est frustrant quand on est un tout petit bonhomme de la rue, c’est qu’il faut attendre des mois, parfois des années, parfois d’ailleurs en vain, pour connaître un jour les détails des négociations et transactions secrètes entre grands de ce monde, pour finalement aboutir à un accord ouvrant la voie à la guerre.

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