Rue Gueuse

... malhonnête, malfamée, malformée, mal fréquentée. Malicieuse.

La nationalité française, ça se mérite

D'accord avec Brice

... et en même temps pas d'accord !

"Le Sénat a rejeté l'extension de la déchéance de la nationalité française pour les naturalisés de moins de dix ans qui ont causé la mort d'une personne dépositaire de l'autorité publique", que j'ai entendu à la radio. Alors là, pas content, le Marcel !

Déjà, j'vois pas pourquoi qu'ça viserait que les naturalisés de moins de dix ans. Quoi, si tu atteins le dixième anniversaire de ta naturalisation, tu peux te faire un flic pour fêter ça ?! Eh ben moi, je trouve que dès que tu tues volontairement un flic (ou un autre officier de l'autorité publique), tu risques de perdre ta nationalité, même si ça fait soixante plombes que tu l'as.

Même si t'es né en France.

Même si tu t'appelles Dupont.

Même si dans ton arbre généalogique, tu as Vercingétorix !

Emeutes en Tunisie

C'est moi, ou ça sent l'allumette ?

... c'est-à-dire le souffre et le sapin...

Tiens tiens… On dirait bien qu’une fois de plus, la dictature et la misère ne font pas bon ménage. N’importe quel régime dictatorial peut maintenir son joug sur son peuple, pour autant qu’il le nourrisse bien. Mais qu’il veille à ne surtout pas faillir à cette garantie de confort matériel. C’est un contrat tacite, mais non-négociable.

Message amical au président de la Tunisie :

Le peuple descend toujours dans la rue parce qu’il manque de pain, et non de liberté d’expression. Ce n’est pas que cette dernière n’a aucune importance, c’est que l’idée de risquer sa vie pour elle n’est pas naturelle. D’autre part, il faut absolument éviter que les intellectuels s’en mêlent et y ajoutent leurs revendications, beaucoup plus gênantes. Avec leur sale manie de mettre la liberté sur un piédestal, ce sont toujours eux qui pervertissent le peuple.

Et de temps en temps...

Une décision qui fait honneur à la devise nationale

(il faut aussi reconnaître quand le pouvoir est inspiré)

 

Eric Besson propose l'asile politique à 150 chrétiens irakiens,

(avec une priorité donnée aux survivants du massacre de la Toussaint, ainsi qu'à leurs familles).

 

Ces cent cinquante personnes rejoindront les 1300 Irakiens appartenant à des minorités religieuses vulnérables, déjà accueillis par la France depuis 2007.  Cela ne changera sans doute pas la vie de la communauté chrétienne en Irak, et n'apportera aucune réponse au chaos dans lequel vit ce pays. Cependant, il est bon de constater que, en dépit de récentes décisions peu lisibles et d'effets de manche médiatiques, le gouvernement français témoigne encore de son attachement aux valeurs de fraternité, de défense des opprimés.

Les déclarations d'intention...

... couvrent les pages des quotidiens.

"Ce qu'ils ont fait réellement n'apparaît presque jamais. Résultat: les hommes politiques peuvent se contenter de dire les choses, ils n'ont pas besoin de les faire. Dans le monde de la presse, tout le monde se fout qu'ils les fassent ou non. Ce qui compte, c'est que ça soit dans le journal.

Qui osera lancer un jour un quotidien qui ne se fasse l'écho d'aucune phrase, d'aucun mot d'homme politique, et qui ne couvre que leurs actes, leurs actions au jour le jour... Si un tel journal existait, on aurait enfin une piste pour le fameux "renouvellement de la classe politique" - elle se renouvellerait d'elle-même puisque la plupart des ténors et cabots disparaîtraient de la une du jour au lendemain".

 

 Monsieur Jean Yanne

Fin fantasmée d'un face-à-face fielleux

Lettre à la belle

Bonjour Marianne,

Hier, je reçois une lettre de toi, avec ton joli profil. Elle m’informe, à titre de rappel, que je te dois de l’argent pour toute l’eau dont tu m’as comblé une année durant. Et que si je ne te rembourse pas dans les vingt jours, je ferais l’objet d’impitoyables poursuites.

 « Mais je l’ai déjà payée, et largement dans les temps ! », me dis-je, non sans une pointe d’inquiétude. « Et si mon chèque s’était égaré ? Et si j’avais oublié de le signer ? »

Ce matin, je me rends dans une de tes maisons de province, on me dit que tu n’es pas là. Après vingt minutes d’attente, dont la raison demeurera toujours un mystère, c’est une de tes servantes qui m’accueille…

— Oui, c’est pourquoi ?

Au fait, savez-vous...

Ce que signifie "Hortefeux", en roumain?

Monsieur Hortefeux, ministre de l'Intérieur vers l'Extérieur

 

 

Rien. Absolument rien.

 

 

 

(Romain Michel)

Violents incidents dans les quartiers est : un insurgé nous explique

Les raisons de la colère

Croix Croissant

Plus je réfléchis, plus je trouve que je vis dans une drôle de ville. Hier, il y a encore eu des émeutes dans mon quartier. Comme avant-hier, comme la semaine passée, comme depuis toujours. Aussi loin que je me souvienne, mon quartier a toujours été comme ça.

En tout cas, beaucoup de monde dans cette ville – beaucoup trop de monde à mon goût – s’intéresse à ces quelques pâtés de maisons et ces quelques rues où j’ai grandi et où j’aimerais continuer à vivre ma vie dans le strict respect de la loi de Dieu et des traditions. Un jour peut-être on sera tranquilles, entre nous. On en rêve des fois. Mais en même temps, on ne sait pas vraiment à quoi la paix pourrait ressembler. Alors on continue à la chercher, les armes à la main.

Au fait, je ne vous ai pas dit : je m’appelle Christian, et avec mes potes François, Jean-Marie, Paul, Mathieu, Thomas, Jean et bien d’autres frères, on se bat depuis qu’on est gamins contre tous ces flics venus de quartiers lointains pour nous imposer leurs lois bâtardes. J’ai perdu des proches, tous ceux qui combattent à mes côtés ont perdu des êtres chers. Mais rassurez-vous : dans mon quartier, la vengeance est un devoir, et nous savons comment laver dans le sang chaque meurtre.

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