Rue Gueuse

... malhonnête, malfamée, malformée, mal fréquentée. Malicieuse.

Areva et les arevistes

Vive la France, vive Zemmour, vive le Minitel !

Eh bien voilà... badaboum !

Ça se confirme, dès fois qu'on en douterait : dans ce pays y'a décidément pas moyen d'engager un débat à froid entre les pro et les anti-nucléaire sans que ça parte en copeaux.

Pascal Husting, taulier de Greenpeace France, était l'invité de Ruquier sur le plateau de "On n'est pas couché". Attendu de pied ferme par un petit avec des grandes oreilles... Quoi ?... Non, pas ce petit-là, pour une fois il n'est pas dans le coup. Non, je parle d'un autre petit avec des grandes oreilles : Zemmour le perfide, le fielleux, que sa misérable existence soit livrée entière à l'opprobre public. Enfin, je dis ça, il ne faut y voir aucun parti pris, ni approche partisane de la question nucléaire. Quelle que soit mon opinion sur ces petits comptables de merde que sont les arevistes, ces soldaillons du nucléaire convaincus que la France est un pays à part, à l'abri de tout accident grâce à la double intervention divine et celle du génie français, bref : peu importent mes convictions, je m'en garderai bien d'en faire part dans ce qui suit. Si je m'exprime sur Internet en général, et sur Rez-de-Chaussée en particulier, c'est certainement pas pour faire du prosélytisme écologiste !...

Journal d'un vieil homme qui ne comprend presque rien à

Un monde qui a presque tout compris (2)

Dede, la Tour Eiffel et la théorie des flux migratoires

—     Il y a beaucoup de Tunisiens dans votre quartier ou ce sont des Français qui accrochent le drapeau tunisien, en signe de solidarité ?, demande Dede en contemplant le voisinage par la fenêtre.

—     Il y a un peu de tout dans le quartier : des Français, des Africains de tous les pays, des Turcs, des Asiatiques, réponds-je. Ce sont surtout les Maghrébins qui accrochent les drapeaux aux fenêtres. Ils suivent tous de très près les émeutes en Tunisie.

Ma compagne Ayla traduit, dans les deux sens.  Elle y met le temps ; je trouve bizarre que la traduction comporte autant de mots, par rapport aux “mots-source“.  Je suppose qu’elle y rajoute des infos de son cru, à chaque fois. Des quelques mots turcs que je connais, je crois comprendre que ça disserte autour de la communauté turque du quartier.

C'qui m'fait souci, c'est qu'il y a...

De moins en moins de bons Arabes

comme nous l'explique le monsieur

 

Ben voilà, j'ai rien à ajouter, vu que j'pense tout pareil que l'gars avec son drôle d'accent. Et dans le cas de la Libye, plus j'y pense et moins j'ai l'impression que c'est juste une petite douleur passagère : on est en train de s'faire m...

 

(extrait de 'Ce soir ou jamais" du 21 mars 2011 - France 3)

 

 

Petit problème de logique, comme à l’école…

(atention, tous les détails sont importants)

Un Français moyen vit en province, dans une petite maison, pas loin de la mairie. Il passe plusieurs heures par mois à s’impliquer dans la vie associative de sa ville. Les choses ne se passent pas toujours comme il le voudrait, car d’autres membres ont des idées différentes concernant les projets en cours, mais cela ne l’empêche pas de continuer à y apporter sa petite pierre.

Au-delà de la vie associative, notre Français moyen s’implique plusieurs heures par semaine à combattre les propositions et projets socio-économiques du maire de sa ville, car il est en désaccord avec la plupart des idées de ce maire. Il aurait voulu d’une autre personne à ce poste, et il apporte à cette dernière tout son soutien en vue des prochaines élections.

L'utopie, et le temps pour s'en débarrasser

Cela faisait plusieurs jours que je me tortillais pour pondre un texte – pour une fois pas trop déconnant – sur le thème des utopies, et de leurs conteurs. C’est qu’il y en a un paquet, des conteurs d’utopies ! Entre les pacifistes, les décroissants, les écolos, les défenseurs du commerce équitable, les consommateurs de bio, et j’en passe, on ne sait plus où donner de la tête. On peut se plaindre de plein de choses, mais pas du choix : on a l’embarras des rêves de nos jours.

Et pourtant dans tout ça, il me semble qu’on en a zappé une fameuse, d’utopie ! Celle de croire que notre modèle de société n’est pas si mauvais, que c’est même le moins mauvais qui existe, et le seul qui mérite qu’on lui file un CDI.

Alors que le monde n'est que complexité

Ne passons pas à côté des choses simples

(inventaire de ce que j'ai compris du dossier Kadhafi)

Alors comme ça, on va faire la guerre à la Libye. Il est vrai que l’étiquette officielle ne mentionne pas le vilain mot, mais dans la réalité on n’en est pas loin. C’est bon, les Russes et les Chinois ont dit qu’ils regarderaient ailleurs pendant ce temps. A ce propos, ce qui est frustrant quand on est un tout petit bonhomme de la rue, c’est qu’il faut attendre des mois, parfois des années, parfois d’ailleurs en vain, pour connaître un jour les détails des négociations et transactions secrètes entre grands de ce monde, pour finalement aboutir à un accord ouvrant la voie à la guerre.

Orgasmes narcissiques et fétichisme du buzz

Honorer Marine Le Pen entre deux portes ?

Libération des moeurs journalistiques

Le dernier article de Régis Jauffret dans Libération, le 17 mars, n'apporte rien de particulier au débat sur la popularité de Marine Le Pen, pas plus que sur sa personnalité, et encore moins sur l'idéologie du FN. Il est cependant révélateur des rapports ambigus que la presse française de gauche entretient avec le Front National en général, et Mme Le Pen en particulier.

Il est jugé insuffisant de s'opposer à Le Pen (hier le père, aujourd'hui la fille). De critiquer sa vision du monde, de rejeter ses arguments. Il semble exister une loi tacite, une sorte d'évidence intrinsèque qui ne souffrirait d'aucun bémol, pour répéter inlassablement tout le mépris que doit susciter l'existence politique de Marine Le Pen. Il faut la confiner à l'irrespectabilité.

Je m'disais aussi, ça f'sait longtemps

Les affaires reprennent !

The show must go on

Alors comme ça, on fait du scandale dans le cimetière ?!?

On dirait bien que chacun cherche à sortir ses marrons du feu, à quelques jours des cantonales. C'est pas parce que c'est une élection de merde dont la plupart des électeurs s'en battent les urnes qu'il faut que les politiques la négligent. Y'a pas de petit profit, messieurs-dames.

'Faut être con pour pas capter que les Ecolos cherchent à brandir la terrible menace nucléaire au Japon pour gagner des voix, et bien sûr ils veulent surtout pas le reconnaître ! Qui assumerait ça ?, 'faut s'mettre à leur place aussi, bon sang de bon sang !

Au milieu de toutes ces images

Un peu de répit et de recueillement

Et une chanson

Il y a un temps pour l'info. Un temps pour les images. Les images en boucle.

Il y a un temps pour la stupéfaction. En boucle aussi.

J'en arrive à un point de saturation. Comme avant le règne du tout-montré et du live-roi, je ressens le besoin salubre de prendre un peu de temps pour le recueillement, sortir de la boucle. La compassion n'a pas forcément besoin d'images ni de scoop nouveau. Penser à ces gens en faisant une pause, arrêter de contempler leur tragédie.

Juste une chanson. Monsieur Nougaro. "Il y avait une ville".

 

 

Face à la cacophonie sur la terre ferme

La tentation du large

Et les chants des sirènes

Que d'agitation, bonnes gens, que de gesticulations et de caquetages stériles !

En deux semaines, la France a quitté la sphère des combats d'idées pour rejoindre celui de l'incitation à la discrimination politique. La diabolisation comme au temps de l'Inquisition. Traitement de choc: une fois le matin, une fois à midi, une fois le soir. Médicament réservé à l'électeur. Ne pas utiliser avant 18 ans.

Eh oui, mais il fallait lire la posologie, tas de désinvoltes ! Il y a des effets secondaires, dont les principaux sont la promotion et l'empathie inévitablement inspirée par le sentiment qu'on s'acharne contre quelqu'un qui parle librement. En un mot comme en cent: la victimisation de Marine Le Pen !

On dirait que toutes les sphères institutionnelles et culturelles de ce pays se sont donné le mot : il faut rejeter et dénigrer la fille de papa Le Pen. Si possible, ne pas trop lui laisser d'espace d'expression. Il faut bien reconnaître que c'est bien vu !... En ce moment, on ne parle plus que d'elle. Elle ouvre les journaux télévisés et fait tous les gros titres de la presse écrite. Bravo les gars !

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