Les voisins...

Bonne année 2013 à ceux de la rue

 

Je sors de ma discrétion légendaire pour souhaiter aux gens une année 2013 pleine d'espoir et d'envies. Je suis mieux placé que quiconque pour savoir que cette nouvelle année s'annonce particulièrement rude. Après tous ceux qui sont déjà tombés, beaucoup tomberont à leur tour durant 2013. Je voudrais leur dire :

Accrochez-vous, continuez d'y croire ! Ne vous laissez pas gagner par la sinistrose. La crise, vous la ressentez au plus profond de vos vies, d'après ce que l'on m'a dit. Mais Madame, Monsieur, vous n'êtes pas seul(e) dans cette épreuve : sachez que des milliards de petites gens connaissent les mêmes problèmes.

J'aimerais bien te prêter des milliards, mais...

Si ça te dérange pas, ne me rembourse pas tout

(Pétage de câble, tout là-haut ?)

Le 9 juillet de cette année, pour la première fois, la France a emprunté des sous à un taux négatif. Tout comme le Doïchland. La clââsse !

Ce jour-là, j'aurais bien poussé sur Rez-de-chaussée un ch'tit cocorico gonflé d'orgueil national. Mais ça s'agençait mal bicose je devais déboucher la baignoire que la grande avait pourrie en se brossant les cheveux sous la douche, et puis il y avait la petite qui devait faire ses ablutions avant le pieutage, et puis je trouvais ni la pompe de débouchage, ni le déboucheur à manivelle que j'étais pourtant sûr d'avoir rangés dans le garage sur la deuxième étagère du haut, celle qui est juste contre la machine à laver, même que ça cogne un peu lorsque le lave-linge arrive au programme d'essorage et qu'elle vibre à fond sa mère. Enfin bref, c'était plutôt le bordel, et en ce 9 juillet de sinistre mémoire, j'ai dû réfréner ma fierté d'appartenir à une grande puissance économique qui dicte sa loi aux marchés financiers.

Bavarder sur le pont du Titanic

(pour paraphraser un candidat aux présidentielles 2012)

Avec quinze ans de retard sur mes contemporains, j'ai - enfin - vu Titanic de James Cameron, profitant de sa diffusion sur France 2 il y a quelques jours. Au-delà de l'évocation historique, j'ai été frappé par son aspect allégorique...

A l'avant-plan, on y suit une belle histoire d'amour entre deux jeunes gens, la puissance de leurs rêves et toute l'énergie qu'ils opposent aux "forces d'inertie". La vie. En arrière-fond, beaucoup d'âmes embarquées sur un même bateau. Celui-ci dispose de trois étages.

Tout en bas, les voyageurs pauvres rêvant à une vie de merveilles au bout de l'océan. Ils sont parqués juste au-dessus de la salle des machines où d'autres humbles nourrissent en permanence le monstre d'acier.

Au deuxième étage, la petite bourgeoisie savoure l'honneur de faire partie de la traversée sur un bâtiment aussi renommé. L'histoire (celle du film) ne s'attarde pas sur ces passagers, que l'on appellerait aujourd'hui les classes moyennes. Dans le film, ils ne sont que des figurants. L'Histoire (celle des historiens) précise pourtant qu'ils étaient majoritaires sur le Titanic.

Au dernier étage, les belles gens. Les chanceux qui peuvent regarder l'océan d'en haut. Un permanent défilé d'élégance vestimentaire et de belles manières. Le scénario évoquera plus tard l'épaisseur de ce vernis...

Protéger coûte que coûte

Le roi, la reine, les fous et les tours

Les grands dirigeants politiques aiment les jeux de stratégie. Mais peu se révèlent être de très bons joueurs d'échecs. Les amateurs médiocrement doués font généralement la même grossière erreur : sacrifier systématiquement tous les pions pour protéger les pièces "importantes". Chronique d'un mat annoncé...

Bruxelles, septembre 2011. La partie s'annonce mal sur l'échiquier européen, éclairé par trop peu d'esprits visionnaires. Quelques rares fulgurances, mais surtout une masse pesante de petits joueurs. Et pendant que je parle, voilà à nouveau un pion sacrifié, offert à "l'adversaire"...

Anticipation

Assurance

Pour une fois qu'un homme anticipe, c'est tout à son honneur. Nicolas, il a l'air comme ça, mais il sait très bien ce qui l'attend après son mandat électotal. Cet homme a, comme tout le monde, certaines qualités, mais elles étaient émergentes. Maintenant qu'il a fait son choix entre l'oeuf et la poule....il se prépare à aller en taule. Très fort. Je n'irai pas jusqu'à "respect".

 

La vie humaine est une variable dans une équation mathématique

WallStreet Birkenau

Le document video que je vous propose est un peu long. En outre, il n'est pas très récent : il a été diffusé au début de cette année, et fait référence au Food Bubble - Bulle (spéculative) Alimentaire - qui a marqué les années 2008 et 2009. Néanmoins, je vous invite à le visionner jusqu'au bout, car il est représentatif d'un état d'esprit qui reste d'une criante d'actualité.

Frederick Kaufman, rédacteur au Harper's Magazine, nous explique concrètement la définition de la vie humaine par une des plus grandes banques d'investissement mondiales - Goldman Sachs. Cette banque fut la première à avoir "découvert" en 2008 un nouveau filon : acquérir des promesses d'achat sur le blé et autres produits agricoles vitaux (c'est-à-dire presque sans bourse délier avant l'achat effectif) dans le seul but de faire artificiellement monter le cours de ces produits et engranger des milliards de dollars de bénéfices, uniquement sur le différentiel entre le prix naturel résultant de la disponibilité de ces produits et celui qu'ils ont virtuellement créé.

Cette pratique s'émancipe du libéralisme économique dont elle se réclame, pour rejoindre les rivages d'une autre idéologie. Communément connue sous le nom de nazisme.

Le savoir-vivre, façon Palais du Luxembourg

Le Sénat n'aime pas les conspirateurs

Petit rappel des règles de vie à Mr René Dosière

L'évènement est passé inaperçu, du moins pour moi. Par hasard, j'apprends que le 7 juillet, en séance de nuit à l'Assemblée Nationale, le député René Dosière avait réussi à faire adopter deux amendements :

Le premier concerne l'obligation de rendre publique la liste de tous les avantages en nature accordés aux élus (logements de fonction, voitures avec chauffeur, équipement informatique, etc.), qui s'ajoutent aux indemnités et émoluments légaux. Le deuxième amendement est plus technique mais il est encore plus intéressant : il s'agit de la suppression de la possibilité pour un élu local de reverser une partie de ses indemnités d'élu à des tiers si ces indemnités sont écrétées.

Plus clairement, de quoi s'agit-il ? Jusqu'à ce 7 juillet, le total des indemnités que pouvait toucher un élu local étaient limitées à 150% du montant de l'indemnité parlementaire. Initialement, cette limite visait à décourager les appétits de cumul des mandats de certains qui sont à la fois parlementaires, maires, présidents d'intercommunales, etc. Mais parallèlement à cette limite, la loi permettait à ceux dont les indemnités sont écrétées de reverser le surplus à d'autres élus de leur choix. Cette pratique favorisait bien entendu les jeux d'influence, voire les pratiques malhonnêtes, car l'argent versé par le cumulard X à l'élu Y pouvait revenir dans la poche de X dans un deuxième temps, "sous le manteau". Sans parler du cas de figure fréquent où Y est le conjoint de X.

Grâce au texte de Monsieur René Dosière, la possibilité de reverser le surplus est désormais interdite. Ce qui dépasse le montant correspondant à 150% de l'indemnité parlementaire ne sera pas versé à l'élu, et restera dans les caisses de l'Etat. Cet amendement a été voté le 7 juillet très discrètement en séance de nuit par quelques élus, de gauche et de droite. Une nouvelle éthique poindrait-elle dans les palais de la République ?

Mais j'y pense... si ça se trouve...

Tristane Banon est la fille de DSK !!!

(au niveau des probabilités, ça tient parfaitement la route)

Mais non, je déconne. Mais j'aime bien faire des titres à la "Voici". D'autant plus que, avec tous les rebondissements dans cette affaire, allez !, tout à fait entre nous, qui ça étonnerait encore ?. Pagnol peut aller se rhabiller, le Pomponet le bat à plate couture.

Et puis surtout, soyons réalistes et pragmatiques. Avant d'apprendre toutes les affaires de cul de le monsieur, il y avait une chance sur des millions pour que Tristane Banon soit vraiment la fille à DSK. Mais depuis quelques mois, vu les révélations sur tous les endroits que le monsieur a visités (monsieur est un grand voyageur), je suis confiant quant à mes spéculations journalistiques : statistiquement, il y a carrément une chance sur deux pour que Tristane soit la fille de DSK et l'élue socialiste Anne Mansouret (avec qui il est avéré aujourd'hui qu'il a fait tchouk-tchouk). Je suis joueur, je prends le pari.

D'ailleurs, si mon pari est payant, j'aimerais laisser une trace dans les manuels d'histoire comme le découvreur du syndrôme "Dominique de Florette et Tristane des Sources".

Le Triste Âne

Eh oui, ça se précise !... On dirait bien qu'on est...

Cernés par les tarés !

Quel planning mes amis, quel planning !

On dirait bien que le temps n'a plus le temps, et nous encore moins. C'est quoi, cette actu qui ne débande plus ?! On dirait un jeu vidéo de baston où les ennemis surgissent de partout. A peine une révolution arabe se termine bien, qu'une autre commence mal. Le Kad' qui la joue morpion avec son peuple, les Occidentaux qui veulent lui faire la guerre, mais sans le dire, et de loin.

On n'a même pas le temps de capter de quoi il retourne qu'un tsunami dévaste le nord du Japon. On n'a pas fini de découvrir les images de ouf que les réacteurs d'une centrale nucléaire déposent un préavis de mise en fusion. Bon bon bon, alors mettons de côté le mur d'eau et concentrons-nous sur ces réacteurs de merde. Fusionnera, fusionnera pas ? Ça met combien de mois pour refroidir, un réacteur nucléaire ? Mais c'est quoi, ces bras cassés de Tepco ? Ah... je ne savais pas qu'ils étaient aussi compétents que les Français en matière nucléaire... J'ai peur d'en tirer des conclusions...

Les menottes américaines et l'indignation française

Je ne suis pas français et je vois les choses différemment de vous sur l'affaire DSK. J'ai envoyé à Admin le lien vers un débat de "Ce soir ou jamais" [ndlA : France3, 17/05/2011], qui abordait justement la manière dont la justice américaine traitait DSK.

Je vous laisse découvrir et peut-être réagir.

 

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