Vu du canapé

Notre civilisation vidéo-cathodique... contemplations du contemporain...

WikiFuites (en avant)

Hillary... Je l'aime bien, elle aussi !

Mais côté baratin, c'était mieux fait, du temps de Bill

Ça y est, WikiLeaks a encore frappé ! On en apprend des belles, dites-moi...

Alors comme ça, il paraîtrait que notre président serait autoritaire et que Berlusconi serait un irresponsable, selon les diplomates américains qui les ont côtoyés.

Les bras m'en tombent ! Mais... mais comment ont-ils bien pu faire pour le déceler ?, ce n'est pas possible !, ils ont un truc, une arme secrète, une technologie révolutionnaire, quelque chose dans le genre. Si ça se trouve, des obscurs employés d'ambassade en poste en Europe ont même dû regarder une semaine entière le JT de France2 et de la RAI, croiser les informations et aboutir à ces conclusions.

Scoop Nespresso

Le paradis sous contrôle de la caillera !

Le chrétien que je suis est tout simplement démoli : j’ai eu comme tout le monde des périodes de merde dans ma vie, des moments où j’ai ressenti l’injustice au plus profond de moi-même. Mais chaque fois je me répétais : « ne te décourage, petit âne, continue d’y croire, continue tes efforts pour être quelqu’un de bien : ils seront récompensés plus tard, quand Dieu te rappellera à lui ».

Perso, je trouve qu'elles sont plutôt...

Sympas, les conseillères Bouygues

(C'est con, je viens de signer chez SFR)

Putéé, ils ont fait des frais chez Bouygues !

Moi, je croyais que les conseillères de vente chez BT, elles se levaient chaque matin en pensant déjà à la soirée après le taf, au week-end, aux vacances. Que c'était comme moi. Eh bé figurez-vous que non, pas du tout !

Quelque part dans le Lot...

Le Plein Pays

... une vie de (t)ermite

Parfois l'insomnie a du bon... hier soir, sur Arte, je suis tombé sur un reportage hors du commun.

Il montre un extrait de la vie d'un homme au fin fond du Lot (pas de doute, compte tenu de son accent). Il passe son temps à creuser des grottes et des tunnels, à déplacer des rochers et à les sculpter. Le tout ponctué par des pensées philosophiques sur la mort, l'éternité, la maternité...  Dit comme cela, ça n'a pas l'air passionnant mais, en fait, on se laisse prendre par le documentaire, tellement c'est ahurissant.

Si vous aimez les reportages à la sauce Striptease, ça devrait vous plaire.

Il est encore possible de le visionner sur le site d'Arte Videos.

La schizophrénie du salarié consommateur


Les soldes, une bonne affaire ?

A force de regarder des reportages sur la vie des Français sur M6, TF1 et leurs chaînes dérivées de la TNT, on en oublierait que les gens qui sont filmés ne se résument pas dans leurs simples propos enregistrés.

Des émissions au sujet de la lutte des salariés qui font tout pour conserver leur emploi, faire valoir leurs droits lors d'un licenciement économique, trouver un nouveau job dans un bassin dévasté par le chômage ; toutes ces diffusions (et rediffusions) ne manquent pas. On en arrive à déprimer sur le sort de nos concitoyens et même à craindre pour son propre avenir. A chaque fois, le coût du travail en France, la mondialisation, le rôle des syndicats sont mis en avant pour expliquer cet avenir sombre et inexorable.

Taxi pour l'enfer (2007), d'Alex Gibney - Diffusion: Arte, 20/10/2010

Vivisection d'une guerre américaine

Et chronique d'une véritable busherie

Un jeune chauffeur de taxi afghan est arrêté le 5 décembre 2002 par les GI's. Il est soupçonné d'avoir participé à un tir de roquette contre une position américaine. Il meurt, cinq jours plus tard sous la torture. Ce chauffeur de taxi s'appelait Dilawar. Et il n'avait participé à aucune attaque terroriste. Au moment où il a reçu "les coups de trop", ses interrogateurs le savaient déjà innocent.

Ce "fait divers" est le point de départ d'une enquête sur les ahurissantes dérives de la lutte anti-terroriste américaine, en réponse aux attentats du 9 septembre 2001. Un état des lieux édifiant sur l'usage décomplexé de la torture par l'US Force des années Bush. Le film d'Alex Gibney a reçu l'Oscar 2008 du meilleur documentaire.

 

Film disponible sur DailyMotion (en six parties):

http://www.dailymotion.com/video/x36557_un-taxi-pour-lenfer-torture-amer...

Petit traité de groupamologie

Ne me dites pas que vous ne connaissez pas Cerise, la fille en robe à pois de Groupama. Aujourd'hui, elle nous paie juste le film du dimanche soir sur France 2. Mais l'année passée encore, elle intervenait dans des histoires de ouf, pendant les pubs du soir. Cerise, c'est peut-être l'idole de toute une génération. Ça me fait mal à la gueule de dire ça, mais je crois bien que c'est elle qui symbolisera les années 2000.

Petit traité de groupamologie

Cerise, King Kong et le piou-piou indigne

Comme on l’a vu précédemment, du temps des premières pubs Groupama, chaque clip passait comme une gorgée de gros rouge entre deux boulettes de viande, qu’on avale sans faire attention, sans rien remarquer, en l’oubliant instantanément. Et puis en 2008, patatra !, le premier pavé dans la mare, le bout de barbaque coincé entre les dents, la faute de goût ! : l’histoire du père qui apprend que sa fille veut se marier.

Vous en rappelez-vous ? : ça commence avec une espèce de grosse brute avec des avant-bras comme des cuisses de cycliste, et un peu la tête des très mauvais jours de Robert de Niro. Il explose du bois dans le jardin quand sa fille débarque, accompagnée de son petit ami. Celui-ci est plutôt du genre fin de race, un piou-piou chétif craintif, probablement un ex-prématuré jamais nourri au sein. Et puis la couveuse avait certainement dû un peu merder aussi.

« Papa, on va se marier ! »

Petit traité de groupamologie

Des p'tits trous, des p'tits trous...

Toujours des p'tits trous

On ne peut l'enlever à Groupama: ses créatifs pubeux ne ratent jamais une occasion de rater une occasion. De s'abstenir. Permettez-moi de vous présenter le clip le plus perfectible de la saga Groupama.

Un gars, ses deux fils et le clebs ont transformé le jardin familial en Verdun 14-18. Six trous qui arrêteraient net toute invasion teutone si d'aventure les casques à pointe se mettaient en tête de souiller à nouveau de leurs pas notre sol sacré.

Mais que cherchent-ils donc dans ce jardin ? Moi, je suis resté un gamin dans ma tête : quand je vois ça, je dégaine tout de suite mes rêves d'enfance... Préparent-ils les fondations de quelque château-fort ? Ou alors fouillent-ils les vestiges d'une civilisation gauloise méconnue qui naguère domina notre continent, jusqu'aux confins de l'Oural ? A moins qu'il ne s'agît d'un trésor qu'un noble corsaire françois jadis dissimula aux viles convoitises de truands à la botte de la perfide Albion.

Petit traité de groupamologie

Refus de visa

Si la saga Groupama était un reality-show, cette pub-là serait l’épisode où le candidat favori, c’est-à-dire forcément le plus beau et le plus creux des blaireaux, se fissure un boulard, sans que personne ne comprenne pourquoi il part en live, sans même que personne ne se pose vraiment la question.

Personne sauf moi.

Je suis du genre à me poser des questions sans intérêt en partant de futilités abyssales. C’est à cause de mon stock de neurones, m’a dit le toubib : comme ils sont pas vraiment en surnuméraire, j’arrive pas à embrayer sur des questions hautement techniques. Par exemple, j’ai pas la moindre idée de ce qu’il faudrait faire pour surmonter la crise de la zone euro. En revanche, j’en ai juste assez pour ressentir la nécessité du questionnement. Alors je m’interroge sur ce que je peux. J’assume.

Parce que j’aime bien assumer.

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