On décode un peu

... mais on n'est pas méchants !

Echos du difficile tournage de...

La bonne, l'abrupte et le puant

(la chute de Ben-Ali : le making-of)

Je m'disais bien aussi : derrière la proposition d'Alliot-Marie d'aider la police tunisienne, il devait y avoir eu un gros gros gros marchage dessus. Et vous savez comment je suis : avec mon mauvais esprit, j'ai tout de suite imaginé les magouilles, la grosse résidence secondaire près de Tunis, le shopping entre copines avec la mère Trabelsi, etc et tsétera. Alors que non, finalement !

Je m'étais lourdement trompé. Et en même temps j'avais parfaitement raison. Il y a bien eu merdage au sommet de l'Etat français (une fois n'est pas coutume), mais c'était au niveau de l'ambassade de France à Tunis qu'il fallait regarder. Dès les premières émeutes à l'ouest du pays, Pierre Ménat, ambassadeur en poste à Tunis, avait tenu à décontracter tout le monde à Paris: "Non non, ici c'est cool, c'est juste quelques bouseux qui cherchent les claques qui s'perdent". Bon d'accord.

Lutte fratricide entre barons de la drogue

Affaire Champix : la réponse du berger à la bergère

La nouvelle vient de tomber : le Champix provoquerait des comportements et des idées suicidaires. Les médias s'en repaissent, les journalistes interpellent le pouvoir politique, l'affaire Champix prolonge l'affaire Médiator. "Mais n'ont-ils donc aucun scrupule ?", voilà un beau sujet d'indignation au repas du soir, devant la télé.

Sauf que, à l'instar du Médiator, décrié depuis de nombreuses années dans le monde entier par certains médecins et experts, la dangerosité du Champix avait été montrée du doigt il y a trois ans déjà. Alors pourquoi ces médicaments se retrouvent-ils aujourd'hui sous les feux de l'actualité ? Pourquoi aujourd'hui, précisément ?...

Qui viole un oeuf...

Assange d'une nuit d'été

Conte pour adultes sans morale à la fin

Vilain

Bonjour les z'enfants. Aujourd'hui, je m'en vais vous raconter l'histoire fantastique du vilain prince Juju qui fut très très méchant avec les bergères du Blond Royaume.

A ce qu'il paraît, il était une fois un prince qui s'appelait Juju, qu'on nommait ainsi parce qu'il mettait tout le monde au jus de tout ce qu'il entendait en écoutant aux portes. Et bien sûr, vu qu'il faisait rien qu'à raconter les secrets de tout le monde, tout le monde détestait le prince Juju. Un jour, alors qu'il avait encore cafté sur plein de rois, et que tous les rois le cherchaient pour lui péter sa grande gueule, il s'était caché dans le Blond Royaume, où tout le monde avait des cheveux jaunes.

Mais pourquoi une...

Révolution ?!... Et si on se contentait d'une évolution ?

Parce que le mieux est l'ennemi du bien

Dans l'absolu, Eric Cantona n'a pas tort : le système bancaire est représentatif du mal qui ronge notre civilisation. Un système absurde qui agresse continuellement ce qui lui permet d'exister : la vraie économie, celle des travailleurs, celle des producteurs. L'économie du réel et de la vraie vie.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières

Il faut être conscient que si les relations entre les différents types d'organismes bancaires sont particulièrement complexes, tout le système repose sur un impératif simplissime : il faut que le petit employé (ou l'ouvrier) ait suffisamment confiance dans sa banque que pour y laisser son argent. Quels que soient les montants jetés dans des batailles financières incompréhensibles sur d'improbables marchés, au départ l'argent vient majoritairement des petites gens. Nulle banque de dépôt ne pourrait survivre qu'avec ses clients millionnaires, et encore moins avec les quelques milliardaires. Tous les petits comptes mis bout à bout constituent une richesse infiniment plus importante que la somme de quelques comptes particulièrement bien fournis.

WikiLeaks

Problème de fuites, problème de joints

Depuis le 29 novembre, les médias se repaissent (d’une toute petite partie) des 251.000 messages diplomatiques récupérés par WikiLeaks, dont 11.000 étaient marqués comme secrets. Mais au-delà des révélations, dont une grande partie divulguée dans la presse s’apparente – il faut bien le reconnaître – bien plus à des commérages qu’à des informations réellement dangereuses pour l’ordre mondial, c’est la notion de « secret » qui m’a particulièrement interpellé, et j’ai tenté de découvrir ce qui caractérisait ce mot dans la terminologie du monde diplomatique.

J'en connais un, pas joli joli

Une belle tête de bouilleur d'enfants !

(et en plus, il fait rien qu'à violer)

Regardez-moi cet air vicieux ! Je le dis devant Dieu et les hommes: que la honte s'abatte sur le nom de Julian Assange et sur sa descendance jusqu'à la troisième génération !

Dès les premières révélations de Wikileaks, j'ai tout de suite senti que cet homme était un malfaisant. Quelque chose suintait de ce personnage, quelque chose de fétide, et qui suinte chaque jour un peu plus.

Aux masses, Assange a jeté en pâture des révélations qui les dépassaient largement, mettant en péril la diplomatie internationale. A son tour maintenant de faire face à des révélations qu'il se gardait bien de nous livrer (et que nous aurions compris bien mieux que les notes internes de la diplomatie américaine): oui, ce Zorro de bazar a souillé de ses instincts barbares l'innocence d'une jeune personne. Oui, Julian Assange a violé ! Oui, Julian Assange est un agresseur sexuel ! Oui, Julian Assange est un monstre ! Qu'il soit arrêté, jugé et pendu, une bonne fois pour toutes. Nous n'avons pas besoin de ce pervers sexuel qui fait rien qu'à violer et divulguer des documents ultra-confidentiels !

Et gloire à la justice suédoise qui ne l'a pas autorisé à faire appel du mandat d'arrêt lancé contre lui !

Une nation: un produit de spéculation comme un autre

Je parie sur ta mort !

(et comment s'arranger pour que tu meures)

Ces derniers temps, on entend de plus en plus parler de marchés financiers qui attaquent un état. La presse s’en fait régulièrement l’écho, en expliquant qu’il s’agit de manœuvres spéculatives. En général, l’explication s’arrête là. Nous voilà bien avancés, nous simples lecteurs de la presse écrite, auditeurs  ou téléspectateurs de la radio-télévision.

Que sont ces marchés financiers ? Qui se cache derrière ce terme vague ? Comment  des fonds privés peuvent-ils attaquer en toute légalité un pays ? Voilà des questions qui mériteraient des réponses claires. Il est vrai que ces réponses sont multiples et nécessitent un minimum de connaissance des pratiques financières.

Même si je suis loin d’être un expert, mon objectif est de vous livrer quelques modestes éclairages en la matière, que j’espère utiles en pleine actualité irlandaise. Vous n’êtes pas sans savoir que ce pays a fait récemment l’objet de violentes attaques de la part des « marchés financiers », à l’instar de ce que connut la Grèce quelques mois plus tôt. Concrètement, comment une nation est-elle attaquée ?! Permettez-moi de vous livrer quelques explications, que les initiés et puristes trouveront partielles (voire simplistes), mais qui auront au moins le mérite de la clarté pour ceux qui n’y entendent rien.

Kinect, la console dont vous êtes le héros...

... ou pas !

Avant la Wii, jeu vidéo était synonyme de jeune-abruti-avachi-devant-un-écran... mais depuis, on se la pète, on n'a plus honte de jouer, on fait du sport ! C'est cool, c'est hype, on peut même passer un super moment convivial avec des amis (à qui on a plus grand chose à dire). Je reste perplexe devant les publicités ou les reportages dans les salons du jeu vidéo en voyant tous ces trentenaires faire les guignols devant leur écran pour faire ce que les concepteurs des jeux attendent d'eux.

À en croire la vidéo ci-contre, Microsoft et son nouveau système Kinect (pourquoi ça tombe encore sur cette marque ?) se fout bien de leur gueule : regardez attentivement l'agilité et l'activité sportive nécessaires et déployées par le joueur pour piloter ce formidable bolide !

Réforme des retraites

Que manifestaient les manifestants ?

Un peu plus qu'une colère immature peut-être...

J’habite Toulouse, à deux pas de Saint-Cyprien. Des manifestants, j’en ai vu beaucoup ces derniers jours, exprimant avec détermination leur refus de la réforme des retraites telle que voulue par l’UMP. Je ne suis vraiment ni d’un camp ni de l’autre, même si je penche un peu plus à droite qu’à gauche. Ni nanti ni démuni, ni partisan ni indifférent, je reconnais hésiter entre pragmatisme comptable et soutien des grévistes. J’ai regardé, j’ai écouté, j’ai réfléchi. Personnellement, je suis tout à fait prêt à accepter l’idée de devoir travailler deux ans de plus, si cela permet d’assurer le paiement des retraites dans le futur. Cependant…

Cependant, il y a trois constats qui me font comprendre l’ampleur de cette contestation :

 

iPhone, iPod, iPad... what else ?

Nespresso, Apple : même combat.

Nespresso et Apple ont un point commun indéniable, ils arrivent à captiver leurs clients à un point qui donne des frissons. L'un avec ses capsules de café brevetées et l'autre avec son magasin de logiciels, péage incontournable pour l'ajout d'applications sur ses téléphones et autres baladeurs. Et je ne parle pas du phénomène d'obsolescence psychologique imposée par Apple si bien illustré par les Guignols de Canal+.

Une fois le produit de base acheté, plus possible de s'affranchir du fabricant. Je ne peux pas utiliser ma cafetière sans acheter le café Nespresso, je ne peux même pas installer une application gratuite (oui, oui, gratuite) sans fournir mon numéro de carte bleue à l'Apple Store...

Syndiquer le contenu