Troubles digestifs

A force d'avaler n'importe quoi...

Voter utile ?

Utile pour qui ?

Il paraît que la campagne présidentielle 2012 est mortelle d'ennui. Il paraît que tous les candidats sont à la masse. Qu'ils ont grasseyé sur tous les thèmes possibles et imaginables, qu'ils ont abordé tous les sujets, sauf les vraies préoccupations des Français. Pour dire les choses comme je les ai entendues, il paraît que cette campagne est... chiante.

Il paraît qu'on s'en fout, puisque de toute façon ce sera Sarko contre Hollande. Les deux nous l'ont dit d'ailleurs, plus ou moins explicitement : "chers compatriotes, pour la France, pour l'avenir de vos enfants, il vous suffit d'aller voter utile et rentrer à la maison en faisant un petit détour pour acheter les croissants du petit-déjeuner".

Oui, c'est une idée, on pourrait faire ça.

Mohamed Merah, les média et le "pérorisme" intellectuel

Comment assiéger un consommateur d'infos pendant des heures

... jusqu'à ce qu'il se rende. Mode opératoire...

Je tiens à informer ceux qui sortent à peine d'un coma de plusieurs semaines, ou qui viennent de rentrer d'un voyage initiatique au Ladakh, que le tueur de Toulouse et Montauban vient d'être identifié ; il est actuellement assiégé par la police dans son appartement à Toulouse. Je le dis à cette catégorie de Français, parce que pour tous les autres, ça m'étonnerait qu'ils l'ignorent. Avec le show que les professionnels de l'information nous ont fait aujourd'hui, impossible d'être passé à côté des faits, des origines des faits, des conséquences des faits ou de toutes autres projections.

Dans notre lycée, la réunion parents - professeurs

Le cas de la petite Hélène

Et voilà la petite Hélène. Bonsoir Monsieur, vous êtes son père ?

Non, je suis son tuteur.

Ah oui, c'est vrai, où avais-je la tête ? En conseil de classe, nous avions activement promu ce tutorat. Ecoutez monsieur, cette petite nous inquiète au plus haut point. Elle prend actuellement une très mauvaise direction. Ses notes sont catastrophiques.

Je sais, monsieur le professeur. Croyez bien que je fais tout ce que je peux pour lui faire entendre raison. Mais elle est si rebelle !

En effet. Rebelle et violente ! Nous oeuvrons tous pour son bien, mais elle rejette tout et tout le monde !

Tu entends ce que dit monsieur le professeur, Hélène ? Pourquoi tu ne veux pas travailler, au lieu de traîner dans la rue ?

Comment te dire, sans te vexer ?

Nous aussi, on avait besoin de toi !

... depuis 2007

Quoi que n'y a, Nicolas ?... Tu veux qu'on t'aide ?, tu as besoin de nous ?... C'est con, ce qui t'arrive.

Tu te retrouves exactement dans la même position que nous, il y a cinq ans. Je me rappelle, on cherchait quelqu'un de confiance, on prêtait attention à tout ce que vous disiez, Ségolène et toi. On en parlait en famille, au bureau, entre amis. Qui c'est qu'il faut choisir ?

'Faut dire qu'on était inquiets, en 2007. Nous avions besoin d'un vrai projet de société, d'un deuxième souffle, enfin ! Tu bougeais si bien, si vite : un coup ici, et l'instant d'après, magie !, tu étais déjà ailleurs. Partout. Ah, pour la bougeotte, tu étais fort. Pour la comm' aussi d'ailleurs. "Travailler plus pour gagner plus", rien à dire, respect pour ton art.

En 2007, on pensait être dans la merde.

Un an plus tard :

Le syndrome FuckYouShima

Ayons plutôt de vrais débats : halalophile ou halalophobe ?

Il y a un an, la catastrophe de Tchernobyl se reproduisait, dans un pays autrement mieux organisé que ne l'était l'agonisant URSS des années '80.

Tout au long des mois qui ont suivi les fuites radioactives de Fukushima, les cafouillages et toutes les approximations, les Français se sont affrontés : sortir du nucléaire ?, ne surtout pas en sortir ?, avec quel pognon d'ailleurs ?, mais quelles sont les alternatives ?, etc etc.

Et je me rappelle des commentaires des journalistes à l'époque : "à un an des élections présidentielles, nul doute que la délicate question nucléaire fera peser de tout son poids sur le choix des futurs candidats", "et au fait, qu'en pense le grand favori, Dominique Strauss-Kahn ?", j'en passe et des meilleures...

"... Et vous le savez très bien !"

Ode à la clairvoyance de nos chefs

 

Chouette, ça repart !

Tous les quatre-cinq ans, il y a des tics de langage qui reviennent à la mode. J'ai remarqué - mais je peux me tromper - que ça coïncide la plupart du temps avec l'arrivée des élections. C'est comme les joies du jardinage : on plante, on sème, et un jour on cueille. Là, en ce moment, c'est le "Je ne peux pas vous laisser dire ça" qui est en fleur. Le "Dois-je vous rappeler que" déploie également ses pétales, pour notre plus grand bonheur, car on sait qu'il précède de peu l'incontournable "Et vous le savez très bien"...

Je m'éclate. La gauche se pourrit avec la droite, le centre-droite se pourrit avec le centre-gauche, l'extrême-droite se pourrit avec tout le monde. Ils sont tous au jus d'un truc qu'ils miseraient tous leur mère, tellement ils sont sûrs que c'est la vérité. Et chaque fois en face, c'est l'indignation, le regard torve, le menton tremblant de colère.

Si j'ai bien compris la version de DSK...

Je vais pas faire mon snob : oui, comme les trois quarts de mes compatriotes, je me suis fini devant le JT de la mère Chazal, ce dimanche 18 septembre de l'an de grâce 2011. Pas tellement que je voulais connaître l'angle d'approche de TF1 par rapport à la victoire en demi-teinte des Français aux championnats du monde de rugby... évidemment que non. Je voulais mater Pervers Pépère, comme tout le monde. Et si j'ai bien compris, on a tout compris de travers en France.

Voui, DSK a connu bibliquement Naphtalissatou. Voui, il a commis l'adultère. Voui, il a péché. Mais vnon, il l'a pas violée. Vnon, il lui a pas pété l'épaule. Vnon, l'a pas contrainte à quoi que ce soit. Et même pas il l'a payée.

Bon. Admettons. Dans ce cas, si c'était même pas une relation tarifée, quelle conclusion en tirer ?... Voyons voyons... en même temps, y'en a pas deux mille non plus: d'après le scénario de Pépère, la seule possibilité est une espèce de coup de foudre aussi sensuel que mutuel entre les deux jeunes gens.

Juste après son arrestation, on avait eu droit à un film d'animation en 3D, qui reprenait le scénario de la plaignante. Quek'chose me dit qu'on aura pas un autre film avec la version de DSK, telle qu'il l'a livrée sur TF1. A moins que Marc Dorcel soit déjà sur le coup. Dans cette hypothèse, je propose humblement un scénario, que j'aborde comme ma participation à la manifestation de la vérité, en forme de docul-fiction, à l'attention des historiens et des générations futures.

La société de loisirs selon Berlusconi

Le pouvoir à usage récréatif

Finalement, nous n'avons pas trop à nous plaindre, en France. Parmi nos politiques, on a aussi des spécialistes de la braguette magique (oh, c'est rigolo, elle bouge toute seule !), mais au moins quand ils se font gauler la quéquette à la main, ils regrettent leur légèreté, ils font les pas-fiers, et s'ils ne présentent pas explicitement des excuses à ceux qui ont cru en eux, leur profil bas est en soi un retour à la décence.

A quelques centaines de kilomètres de chez nous, on dirait que les règles du jeu sont un peu différentes. Papy Berlusconi, président du Conseil Italien, 74 ans, collectionne les scandales de cul comme si c'était des capsules de bière. Quant aux excuses...

Transfert intergénérationnel des connaissances

Le merdier des primaires socialistes expliqué à Juju

... mon neveu de cinq ans

- Tonton ?...
- Oui Juju.
- Je peux regarder "Le Roi Lion" ?
- Oui. Après.
- Pourquoi pas maintenant ?... C'est pas rigolo, ça. La madame et les gens, y font que parler. On sait même pas qui c'est.
- Détrompe-toi Juju, c'est très rigolo. C'est le journal télévisé. Et la madame, c'est la présidente du Conseil Régional de Poitou-Charentes.

Team Spirit

Back to life, back to reality

Après le naufrage des banques françaises en 2008, après l'affaire Kerviel, après le plan de sauvetage initié par notre gouvernement, on voit que les institutions financières renvoient enfin l'ascenseur.

Il est rassurant de constater que les belles pubs qui nous vantent le nouveau visage de nos banques ne sont pas juste de la comm', elles s'inscrivent désormais dans un état d'esprit sain, détourné de la spéculation toxique et à nouveau proche de la vraie vie. Vous voyez !, Sarkozy avait eu raison de se démener avec ses homologues européens pour sortir la Société Générale et toutes les autres institutions financières de la mouise. S'il ne l'avait pas fait, qui aurait financé les entreprises françaises aujourd'hui ?

Finalement, on ne regrette pas les efforts de nos dirigeants politiques, fin 2008...

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