Troubles digestifs

A force d'avaler n'importe quoi...

Joyeux Noël, Monsieur Gbagbo !

Et bonne année 2011

Je te le dis franchement, j'avais jamais entendu parler de toi avant décembre 2010. Si t'avais pas décidé de taper l'incruste après ta défaite, j'aurais même jamais retenu ton nom. C'est pas que j'en avais rien à foutt' de la Côte d'Ivoire, mais bon, j'y pensais pas systématiquement en allant chaque matin au boulot. Et puis, 'faut dire, quand j'étais petit, on en parlait pas si souvent que ça à la maison.

En fait, pour êtt' honnête : j'en avais rien à foutt' de la Côte d'Ivoire. Je connais aucun Ivoirien, j'y suis jamais allé, j'irai probablement jamais là-bas, alors je vois pas pourquoi je devrais avoir honte de le dire. R.A.F. !

WikiFuites

Fumées épaisses

Alors comme ça, en matière de libération de prisonniers occidentaux en Iran, il paraîtrait que la diplomatie française donnerait des cours d'enfumage aux USA. C'est sûr que nos amis américains ont dû boire nos paroles, tellement ils débutent dans la discipline. D'ailleurs, les notes internes des diplomates américains ne tarissent pas d'éloges à l'égard des négociateurs français, qui ont le don de désenchaîner les enfants de la nation sans aucune contrepartie, sans bourse délier, et tout en brouillant l'Iran avec ses alliés.


Pour nos valeureux diplomates, hip hip hip...


 

Réforme de la dépendance

Quoi qu'il en soit, Sarkozy assure !

Ou devrais-je dire : les Sarkozy assurent

Face à des journalistes semblables dans la déférence, Sarkozy a eu l'occasion d'affirmer sa vision de l'avenir. Je retiendrai particulièrement l'admirable courage de notre président, et son sens du devoir face aux multiples défis qui attendent la patrie. Parmi ceux-ci, la douloureuse question de la dépendance. Personnellement, je viens de découvrir ce soir que c'était une cause nationale. Si l'on m'avait posé la question, j'aurais plutôt tapé du côté du chômage ou de la précarité, mais je reconnais n'être qu'un humble parmi les humbles, sans aucune altitude.

Et d'abord...

Il va le remanier un d'ces jours, son gouvernement ?

Ou c'était juste une idée comme ça ?

Parce que là, ça va bien: ça fait des semaines maint'nant qu'il promène tout le monde. « 'Tendez peuple de France, je prends le temps de la réflexion, j'ai bin ma ch'tite idée mais boooon… pffff… j'me tââte ». C'est bien la première fois qu'il nous fait le coup de la réflexion qui précède l'action. Ça nous fait drôle, on n'a pas été habitués.

Alors au début, j’reconnais que ça nous a bien amusés, tous ces ronds de jambe des courtisans, les déclarations à deux balles cinquante, les sous-entendus, les messages ‘subtiliminaux’, le passage par la case Coiffeur (remarque, il était temps !)... Mais là on a tellement ri qu’on s’est coincé une joue.

Ouuuuuuuuff !... On l'a échappé belle !

Un colis piégé a failli coûter la vie à notre président !

Non, pitié ! Tout mais pas ça !

Pas touche à notre président, vilains Grecs ! C'est quoi cette manie de faire chier les peuples voisins sous prétexte que vous êtes en faillite?

Et pour votre gouverne, sachez que désormais tout colis qui arrivera de votre misérable pays pour Monsieur Sarkozy, ce n'est même plus lui qu'il va l'ouvrir ! Voilà, c'est tout ce que vous avez gagné, vous êtes contents maintenant?, bande de sales manifestants !

Flashback mai 2007. Souvenez-vous...

La rencontre de l'aveugle et de la paralytique

Alors, ça roule ?... - Comme tu vois !

A l’instar de beaucoup de Français, en 2007 mon analyse s’est voulue pragmatique pendant la campagne présidentielle : ne dit-on pas « de deux maux, il faut choisir le moindre » ?  Rappelez-vous, à l’époque on avait droit à une Ségolène Royal dont le programme était une construction bancale de vœux pieux plantés sur un sol meuble, et dont le ciment était : « Vous tous, dites-moi ce que vous voulez, absolument tout ce que vous voulez et rien que ce que vous voulez, et moi je l’ajoute à mon projet de société ». Face à la madame, il y avait un Nicolas Sarkozy, plus sûr de lui, et un rien plus péremptoire aussi. Son projet à lui était à tomber par terre, tellement il était novateur : « Travailler plus pour gagner plus » et « Je veux être le président du pouvoir d’achat ». On peut lui reprocher bien des choses, mais il faut bien reconnaître que cet homme-là a su nous prendre par les sentiments.

La dynamique, en quelques mots

L'Aller-Retour - partie 3

 

Depuis combien de temps suis-je dans ce café, avec ces gens ? Ils m’ont apporté une assiette de charcuterie et du pain, ils me servent à boire… ils se sont pas foutu de moi, c’est délicieux. La bouffe avait toujours si bon goût en 1971 ? On dirait bien que l’industrie agro-alimentaire n’avait pas encore pourri les garde-manger en 1971.

Ils m’assomment tous de questions.

J’ai dû forcer sur le Saint-Joseph, cuvée 1967. C’est du nectar. En Ardèche, ils l’appellent ‘Saint-Jo’. Ici et en 1971, ils doivent boire ça tous les jours. Combien devrais-je le payer en 2012 ?... Je ne suis pas étourdi. Au début, j’étais étourdi.

Maintenant je suis bourré.

Le québabe

L'Aller-Retour - partie 2

 

Bon. Il doit y avoir une explication rationnelle à tout ça. Réfléchissons posément...

Ce matin, 12 novembre 2012, jour de mon anniversaire, je me suis réveillé tôt, pour faire cent cinquante bornes jusqu’en Ardèche, où j’ai passé un entretien d’embauche. Une fois n’est pas coutume, ça s’est bien passé, et j’ai décroché le job. Ensuite, à midi, j’ai garé ma Twingo devant un snack. J’y ai mangé un kebab dégueulasse à 60 euros, ce qui doit faire dans les 400 balles. Tranquille.

Après, j’ai vidé une carafe d’eau pour faire passer le goût du susdit kebab et je me suis rendu dans ce qui était officiellement appelé ‘Toilettes’, terme trompeur, car le lieu s’apparentait beaucoup plus à une fosse septique médiévale qu’à toute autre réalisation humaine.

A chaque mal son remède. Et vice versa.

(ou la revanche des crasseux)

Je ne suis probablement pas le seul à l'avoir remarqué : depuis deux ans, on apprend que se rendre chez son pharmacien est statistiquement plus dangereux pour son intégrité physique que de prendre le volant après la beuverie de l'année.

C'est cool, j'aime bien. J'ai une pensée émue pour tous ces gens bien propres sur eux qui font attention à ne pas fumer, ne pas boire (ou juste un verre, top top top juste un fond, merci), ne pas manger trop gras, surveiller le taux de cholestérol, ne pas se coucher trop tard, bien dormir, être vif et alerte le matin ... bref : les vigilants, les méfiants, ceux qui veulent rester dans la course.... Oui, c'est ça : les flippés !

Ceux-là même qui consomment aujourd'hui anxiolytiques et somnifères comme jadis les carambars à la récré.

Mais qu'entends-je ?! La cloche vient de sonner.

 

La France sur la scène internationale

Scoumoune allez-vous ?!

Allons bon, j'allais justement en pousser une petite contre les journaleux et le PS, qui n'ont visiblement rien d'autre à foutre en ce moment que de revenir sans cesse, depuis des semaines, sur l'affaire MAM. Je souhaitais justement signaler que c'est bon, on a compris que l'élite du pays mange à tous les râteliers, que c'est pas la peine de mettre les sous-titres pour malentendants. Quand soudain !... ne v'là-t-il pas que le père Fillon vient relancer le débat sur le sens de l'éthique à la mode UMP. Du coup, ça torpille mon projet d'article que je voulais dans un franc esprit constructif pour l'avenir de la nation et pour sa cohésion. Eh merde.

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